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Mickaël Miro : "Il fallait absolument que j’écrive une chanson sur les filles du premier rang"

Entretien exclusif pour "Parler d'sa vie", enregistré par téléphone le 6 février 2013

Parler d'sa vie, le 17 février 2013

Propos recueillis et retranscrits par Jean-Michel Fontaine

Crédits photo : D.R.

MickaŽl Miro

Bonjour, ami B.C.B.G. Comment va la vie ?

Tout va bien ! Tu sais, c’est toi qui as fabriqué cette expression de toutes pièces, et maintenant, elle me suit partout.

Google référence 85'400 pages comprenant les termes "mickaël miro bcbg". Je suis très fier d'avoir trouvé cette formule, et je suis aussi très fier que tu l'aies adoptée.

Il n’y a pas une fois où on ne m’en a pas parlé. Dans la plupart des cas, on m’a dit, "vous vous revendiquez B.C.B.G." J’ai dû à chaque fois nuancer. C’est un de vos confrères, Jean-Michel Fontaine, qui a inventé cette expression, mais elle me suit tellement partout que j’en parle dans mes concerts, maintenant. C’est marrant l’effet que peut avoir une interview. Cette expression est devenue une vraie petite œuvre d’art à part entière.

Notre premier entretien a été consulté près de 10'000 fois depuis mai 2011. Le désormais fameux B.C.B.G. a été largement exploité par la plupart des journalistes que tu as rencontrés, mais en dehors de cet acronyme qui se voulait au départ anecdotique, est-ce qu’on te reparle souvent de cette interview ?

On m’en reparle souvent, à cause de mes influences, résumées à travers ces quatre lettres. J’ai l’impression que cette interview a servi de pierre angulaire à la présentation de ce chanteur inconnu que j’étais à l’époque.

Ton nouvel album, "Le temps des sourires", sort le 25 mars, à peine deux ans après ton premier album. Deux des douze titres, "Sans faire de vagues" et "Rien de personnel" étaient d’ailleurs sur ton premier album auto-produit, "Démo qui rassure". Je t’ai déjà posé la question la dernière fois, mais as-tu des projets pour les 19 autres chansons qui sont déposées à la sacem ?

[rires] Je ne sais pas trop. On a vraiment changé le texte de "Rien de personnel" avec Lionel Florence, mais je n’ai pas changé une virgule à "Sans faire de vagues". C’est une chanson que je voulais déjà mettre dans mon premier album. Finalement, elle est dans le deuxième. C’était son heure, c’était à son tour de venir dans un album et d’être découverte par les gens. [surpris] Il y en a dix-neuf autres ? La plupart était dans le premier album, je pense, non ?

Non, non, dix-neuf, qui ne sont ni dans le premier, ni dans le deuxième.

[encore plus surpris] Dix-neuf ? Il doit y avoir des trucs qui ne sont pas vraiment des chansons… Bon, dix-neuf, ce n’est pas beaucoup… Quand je vois des collègues auteurs-compositeurs qui écrivent deux, trois chansons par jour, moi qui ai du mal à écrire douze chansons pour un album. Et encore, je suis allé en chercher trois à l’extérieur ! Il y en a une, quand même, que j’aimerais bien mettre sur un album, un jour, "Le plus bel argument". Mais on n’a pas encore trouvé la bonne façon de le faire.

Je serais assez curieux de voir, par exemple, à quoi peut ressembler une chanson comme "Lonely Record Player".

Oh là là… Mais ce n’est pas une chanson… C’est juste une sorte d’instrumental que l’on avait maquetté avec Eric Starczan, pour un casting, pour la comédie musicale "Mozart". Il fallait une chanson qui sonne comme du Mika. On avait fait une chanson en yaourt. Un vrai yaourt qui n’a aucun sens. J’ai essayé d’écrire des paroles en français, et je n’y suis pas arrivé. Tu me fais penser qu’il faudrait que je la ressorte… [il réfléchit] Comment elle s’appelait, en français ? Bon, c’est pas grave. Vas-y, je t’écoute.

Le premier extrait de ton nouvel album, "La vie simplement", tout comme "Ma pétition" et "Qui aimera verra", sont des chansons légères, dans le bon sens du terme, c'est-à-dire des chansons qui permettent de s'évader et d'oublier ses problèmes…

[surpris, il me coupe] Tu trouves que "Ma pétition" est légère ? Je trouvais au contraire que c’était la seule chanson que j’ai pu écrire, qui était un tout petit peu engagée. Si tu l’as perçue comme ça, pourquoi pas… Il y a des phrases choc quand même. Moi qui ne prends jamais parti, j’ai eu l’impression d’exprimer un coup de gueule avec cette chanson. Tu l’as perçue comme ça, toi ? Légère ?

Légère dans la forme. Pour moi, c’est une chanson très seventies, dans la même lignée que ce qu’ont pu faire Enrico Macias, Adamo, ou Gérard Lenorman. Des chansons profondes sur le thème de la paix, de l’universalité, de l’amour entre êtres humains, mais exprimées de façon légère, sans sombrer dans le pathos.

[rassuré] Tu as raison ! C’est très compliqué, effectivement, et heureusement que Lionel Florence est venu m’aider sur ce texte. Il fallait écrire un texte simple, mais sans tomber dans les clichés, le mec donneur de leçons, alors que ce n’est pas du tout ce que j’avais envie de faire. C’est plutôt réussi, non ? J’ai hâte de la chanter en concert, que les gens la découvrent. C’est sans prise de tête, mais il y a un message, qui est le thème central de l’album : on a en nous les armes pour faire de notre monde, notre entourage – un quartier, une rue, une maison – un monde plus sympathique, un peu plus souriant.

Quand je l’ai entendue la première fois, j’ai instinctivement pensé à Enrico Macias. Bon, j’avais vu votre interview croisée quelques jours auparavant, ceci explique peut-être cela, mais quand tu l’as écrite, toi, tu as pensé à ce qu’a pu faire Enrico dans les années 70 ?

Pas vraiment, je dois dire. A l’époque où j’ai écrit cette chanson, je ne savais pas que j’allais chanter "Mendiant de l’amour" avec Enrico. [il réfléchit] Mais certainement… J’ai l’impression que mes influences ressortent de façon instinctive, sans que je m’en rende compte. Une interview, c’est une sorte de miroir. Tu m’en parles et je me rends compte que oui. Je ne peux pas dire que Enrico Macias soit une influence pour moi, mais je connais certaines de ses chansons par cœur. J’ai eu envie de ne pas faire que des chansons d’amour, de ne pas parler que de moi, de m’adresser aux gens que je croise dans la rue, qui viennent de me voir en concert. Cette chanson, je la chante droit dans les yeux. Je n’avais jamais chanté de chanson comme ça. C’est pour ça que j’ai hâte qu’elle existe sur scène. Je me mets tellement dans la peau du mec qui est dans la rue, qui essaie de faire signer sa pétition. A Lyon, devant la FNAC, rue de la République, il y a toujours des mecs qui essaient de faire signer des pétitions, et ce n’est pas facile, et de faire en sorte que les gens s’arrêtent. Tu as une phrase pour les convaincre. Comment faire ? La chanson commence comme ça : "Excusez-moi, n’ayez pas peur, je ne mords pas, bien au contraire. J’ai un projet, sans m’avancer, qui peut vous plaire". Avec Lionel Florence, on est parti sur l’idée qu’on soit vraiment dans la rue. C’est pour cela qu’il y a le bruit d’une rue au début de la chanson, d’ailleurs.

J’ai essentiellement écouté l’album dans ma voiture, donc je n’avais pas remarqué.

C’est le meilleur endroit pour écouter de la musique ! Je fais comme toi. Je me souviens du trajet qui me menait de Villejuif, où se trouve le studio de Christopher Battaglia, à Paris. Souvent, je rentrais le soir avec une chanson qu’on venait de terminer, et je l’écoutais dans la voiture. C’est un endroit extraordinaire pour écouter de la musique.

Lors de sa tournée précédente, Anaïs faisait monter un spectateur sur scène pour danser avec elle.

Ah oui ? Sympa.

J'ai eu la chance d'être choisi lors de son passage à Genève en mars 2009. Alors je ne fantasme pas forcément sur le fait de danser un slow avec toi, et encore moins devant plusieurs milliers de personnes, mais puisque tu chantes, dans "Les filles du premier rang", "Les barrières, c’est triste / un pas de plus, et nous danserons ensemble", pourquoi ne pas faire monter une spectatrice sur scène ?

C’est à moi de faire un pas de plus, c’est à moi de venir danser dans le public, pas l’inverse ! Quand je suis sur scène, je n’ai pas envie que les gens montent. J’ai envie de descendre ! D’ailleurs, on va le faire. J’ai une idée qui me trotte dans la tête depuis plusieurs mois, et mon producteur Thierry Cornolti va m’aider à la réaliser. Nous allons descendre dans le public pour cette deuxième tournée, mais pas que pour chanter. Ça va être très sympa.

Je pense que "Les filles du premier rang" ferait un très bon single live pour promouvoir ton premier album enregistré en public.

On imagine bien le clip, avec les photos de concerts, les vidéos, les gens qui arrivent le matin très tôt… Je pense souvent à ce trajet. Le matin, je me réveille, je m’habille, je fais ma valise, et je prends le train qui va me mener à la salle de concert. Parallèlement, il y a des gens - des filles, en particulier – qui vont faire le même trajet de leur côté, prendre le même train parfois, pour arriver à cette salle de concert. J’en ai rencontré plein qui arrivent très tôt, parce qu’elles veulent être bien placées. Elles veulent être devant. Il fallait absolument que j’écrive une chanson sur les filles du premier rang. Je suis très très très content de cette chanson. J’ai trop hâte que mes fans la découvrent. J’espère qu’elle va leur plaire, parce que c’est une vraie déclaration d’amour.

Je regrette presque de ne pas être une fille, du coup. [rires]

J’espère que la chanson touchera aussi les gens du deuxième rang, du troisième rang, du quatrième ! [rires] Je ne veux exclure personne, le temps d’un concert.

En écoutant "Le temps des sourires", je me suis dit que, décidément, nous, les enfants des années 80, sommes beaucoup plus nostalgiques de notre enfance que les générations qui nous ont précédées, et de celles qui ont suivis.

Je ne sais pas. [il réfléchit] Je crois que c’est une question d’âge. On a entre 30 et 40 ans. On se marie, on fait des enfants. Cela nous rappelle à notre propre enfance. Le regard que l’on a sur nos enfants, c’est le regard que nos parents avaient sur nous. Cette simple idée-là nous projette au temps des sourires, au temps des albums photos. Mais c’est vrai que nous sommes probablement la dernière génération avec des vrais albums photos, des photos que l’on colle dans des albums. Chaque génération a ses nostalgies. Mais tu as raison. Il y a quelque chose avec les gens des années 80, ça pourrait faire une chanson.

Oui, mais Pascal Obispo l’a déjà faite, avec Mélissa Mars.

Ah oui, exact.

Christophe Battaglia et ton guitariste Cyril Tarquini ont écrit, composé, arrangé, réalisé de nombreuses chansons pour des artistes aussi divers que Yannick Noah, Garou, Céline Dion, Anggun, Khaled, Isabelle Boulay, Natasha St-Pier, Ishtar, Carole Fredericks, Roch Voisine, Julie Zenatti, Patrick Fiori, ou Tina Arena. Je ne les cite pas tous. Tu rejoins donc un club prestigieux, puisqu'ils ont composé la majorité des chansons de ton nouvel album.

Ah oui, ils sont omniprésents sur l’album. C’est un vrai travail collectif, une sorte de colocation dans le studio de Christophe. Souvent, j’arrivais avec des textes, mais comme Cyril et moi sommes en tournée ensemble, c’est beaucoup plus facile de co-composer dans ces conditions-là. Assez naturellement, ils sont présents sur la plupart des chansons. Christophe vit à côté de son studio, c’est un studio qui n’a rien à voir avec les grands studios parisiens, mais quand tu entres, tu vois cette collection de disques, même pas des disques d’or, mais des disques de diamant, de doubles disques de diamant. C’est assez incroyable le nombre de disques qu’ils ont vendus. Christophe, c’est un réalisateur, mais c’est aussi un songwriter. C’est en cela qu’il a fait un travail extraordinaire sur mon album. Il avait une vision globale, des textes, des mélodies, des arrangements et de la réalisation.

Comment est-ce qu’on travaille à trois sur une musique ?

Il n’y a pas de règle. Ça dépend des chansons. Ils ont composé "Go go go", ils m’ont fait écouter la musique, et j’ai écrit le texte, chose que je n’avais jamais faite avant. Mais sinon, il faut déjà être en totale confiance, il faut bien se connaître, il ne faut pas avoir peur de s’abandonner. On joue de la guitare, il ne faut pas avoir peur de recommencer, d’effacer… Cyril, je le connais maintenant sur le bout des doigts, et on s’est bien entendus avec Christophe. De l’amitié sont nées ces chansons. Nous avons chacun l’impression d’avoir écrit les chansons seul. C’est une vraie fusion de chacun de nos univers.

Nous venons de parler des compositeurs, mais tu as également un co-auteur sur cet album. Lionel Florence est également co-auteur de cinq textes : "La vie simplement", "Ma pétition", "Rien de personnel", "Qui aimera verra", "Tu es là". Comment l'as-tu rencontré ?

Je l’ai rencontré par l’intermédiaire de mon Directeur Artistique, Dominique Gau, Dodo, qui travaille chez Mercury. Il connaît Lionel depuis des années, puisqu’il était manager de Pascal Obispo il y a 15, 20 ans. Ils avaient donc travaillé tous ensemble sur "Les dix commandements". Cela faisait un moment que Dodo voulait me faire rencontrer Lionel Florence. Et j’aurais payer cher pour le rencontrer, pour voir comment il travaille, cet homme qui a écrit tant de chansons, tellement belles. Je me demande souvent, "mais comment peut-on écrire autant de chansons, différentes, et qui touchent les gens à ce point ?" J’ai eu la chance, grâce à Dodo, de rencontrer Lionel Florence. Je suis arrivé chez lui, et au bout d’une heure, on se comportait comme si on était les meilleurs amis du monde. Il y a des gens comme ça, que tu rencontres pour la première fois, et que tu as l’impression de connaître depuis toujours. J’ai beaucoup appris en le regardant faire. Je suis arrivé chez lui avec des textes, qui étaient pour certains terminés. J’étais assez fier de mes textes. Il m’a amené vers d’autres pistes, de la manière la plus facile, la plus douce qui soit. Ensemble, nous avons signé ces cinq textes, et je suis encore plus fier de ces cinq textes maintenant.

Depuis 1995, Lionel Florence a écrit plus de 300 textes. Qu'est-ce que tu as appris à ses côtés ?

Ça me fait marrer, moi, quand tu me parles de mes dix-neuf chansons ! [rires] J’ai appris à prendre du recul sur mes textes, à ne pas bâcler non plus. Il dit que ça ne sert à rien d’écrire des chansons si elles ne peuvent pas être partagées, si elles ne peuvent pas devenir la bande originale de la vie des gens. Il le fait de manière instinctive. Il a l’art des mots simples, mais combinés dans un refrain, dans un couplet. Ses chansons sont comme des flèches : elles vont droit au cœur.

Ça tombe bien que tu me parles de Lionel Florence, parce qu’il m’a également parlé de toi.

Ah, super !

Il a une question, existentielle, pour toi…

Mais c’est fou ça ! Tu as réussi à le joindre ?

[rires] Oui, oui. Il m’a répondu tout de suite. "Quand est-ce que tu arrêtes les pizzas pour manger enfin équilibré (poissons, viandes, légumes frais…) ? J’ai jamais vu quelqu’un d’aussi difficile pour la nourriture !"

[rires] On a passé quatre jours à écrire et composer, mais aussi quatre jours à picoler, et quatre jours à bouffer ! Moi qui suis limite tendance végétarien, et qui ai pris quatre ou cinq kilos ces deux dernières années, je me suis retrouvé à faire le mec qui fait attention à tout ce qu’il mange… [curieux] Qu’est-ce qu’il t’a dit exactement ? Quand est-ce que tu quoi ?

"Quand est-ce que tu arrêtes les pizzas pour manger enfin équilibré ?" Elle est ironique, sa question, donc, si je comprends bien ?

Complètement ironique, bien sûr ! Et puis il est mal placé pour parler ! C’est le roi de la charcuterie ! C’est un bon vivant, Lionel. Il ne comprend pas le concept de régime. Ce n’est pas du tout dans sa philosophie de vie. Bon, c’est vrai que je fais attention, mais je me suis bien lâché quand même. On a bien bouffé ! Ce n’est pas à Nice avec lui que j’ai maigri, ça c’est sûr !

Avec le recul, qu’est-ce que tu penses de la phrase "la banane pour étendard" ?

Oh la vache ! [rires] Quand je suis arrivé chez lui, je n’avais qu’une obsession, c’était de ne pas craquer sur cette phrase. Au lieu de dire "c’est ton sourire pour étendard", je disais "que la banane soit un standard". Et il ne comprenait pas. Ça le rendait hors de lui. "Comment peut-on mettre une phrase comme ça, la mot banane, dans une chanson ?!? Mais qu’est-ce que c’est moche !" Je lui ai expliqué. C’était pour ne pas devoir réutiliser le mot "sourire", et je n’avais pas d’autre mot que "banane", et je trouvais que c’était drôle. Mais il m’a convaincu. Il m’a versé un verre de rosé qui a eu raison de moi ! [rires] Avec le recul… Et bien je ne me souviens même plus de la phrase exacte. Aujourd’hui, je transpire ces nouvelles chansons. J’ai un fort sentiment de paternité sur chaque mot. Il a eu raison, il a totalement raison. C’est beaucoup plus fort. "C’est un sourire pour étendard". Tout est dit.

Il m’a écrit d’autres choses très sympa, qui corroborent ce que tu disais sur votre rencontre, mais je terminerai juste par ce coucou perso : "Aya te fait une grosse léchouille".

Aya… Extraordinaire… Les chiens sont omniprésents dans cet album. Je suis fou des chiens. Pour Lionel, Aya, c’est comme sa fille… [il s’interrompt] Ouh la la, tu me fais penser à un truc que je devais faire ! Je suis en train de finaliser les remerciements de mon album, et je me disais hier qu’il fallait que je remercie tous les chiens du monde : le mien, celui de ma mère, je remercie Agathe, le chien de David Gattegno… [il s’éloigne pour vérifier le livret de son album] J’ai reçu l’artwork du livret de mon album. Il est magnifique ! Je suis trop trop fier ! [il parcourt rapidement le livret] Ah, c’est bon, j’ai bien remercié Aya. J’avais peur de l’avoir oubliée. Donc, c’est bien un album canin.

Agathe

Rouky

Aya

En 2011, tu étais crédité comme auteur-compositeur de "Rien de personnel". Désormais, Lionel Florence est cité comme co-auteur. Quelles sont les différences par rapport à la version originale ?

Elles sont totales. Cela reste une chanson d’amour, mais elle a complètement changé. Lui a travaillé de son côté. La nouvelle piste qu’il empruntait m’a beaucoup touché. Alors on est partis de ma version, puis de la sienne, pour en faire la nôtre… J’avais vraiment envie que ce deuxième album permettent aux chansons de voyager très loin. De faire douze chansons qui soient très rapidement compréhensibles, que l’on puisse comprendre l’histoire à la première écoute. C’est une chanson dont j’ai beaucoup chanté l’ancienne version en concert. Sur les cinq ou six derniers concerts, j’ai commencé à chanter la nouvelle version. C’était très compliqué, parce que les mots se bousculaient dans ma tête : l’ancienne version, la nouvelle. J’ai même fait un mélange des deux parfois !

En écoutant "Rien de personnel" pour la première fois, je me suis dit que Pascal Obispo allait être extrêmement jaloux d'une aussi belle chanson, qu'il aurait pu lui-même écrire il y a une dizaine d'années.

Jaloux, je ne sais pas… Il a écrit tellement de chansons incroyables, Pascal Obispo…

La montée dans les aigus…

Dès que tu fais une voix de tête, en chanson française, ça fait penser à Obispo, c’est sûr. C’est ça qui est très fort ! L’artiste a réussi à déposer une empreinte vocale qui fait référence, c’est très fort. Mais tu as raison. C’est une chanson qu’il pourrait chanter.

Existe-t-il d'autres auteurs avec qui tu aimerais discuter de leurs textes, ou de leur façon d'écrire ?

Pas vraiment…

[Je lui cite quelques noms, parmi les plus connus, que je ne reproduirai pas pour ne vexer personne]

Si, peut-être… Comment elle s’appelle… Tu sais, la jeune fille qui a écrit "Si seulement je pouvais lui manquer" pour Calogero ?

[pendant que je cherche la réponse grâce à mon ami Google…] C’est vrai que Calogero s’est toujours entouré de femmes pour ses textes, ce qui donne une vision très différente des chansons d’amour, par exemple.

Pour une fois, j’ai deux auteurs féminines sur mon album, aussi. C’est une première pour moi.

Julie D'Aimé.

Oui, c’est ça. Julie d’Aimé. Elle écrit de très beaux textes. Mais pour répondre à ta question, s’il y a un auteur que j’aimerais approcher, c’est Jean-Jacques Goldman. Je trouve qu’il y a Lionel Florence, et il y a Jean-Jacques Goldman. Dans 100% des cas, ils ont visé dans le mille.

Dans "Qui aimera verra", tu siffles, comme dans "Ma scandaleuse", et d’autres. Est-ce que tu aimes bien siffler, en marchant, en te réveillant, sous la douche... ?

Non, pas vraiment. [rires] J’aime bien siffler sur les chansons, parce que quand tu as un thème avec une mélodie forte, siffler est le meilleur instrument pour restituer cette mélodie, et l’imprimer dans la tête des gens.

Décidément, tes relations avec ta scandaleuse amour de dictateur ne s'améliorent guère, si on en croit "On s'aime on saigne"...

Je n’ai pas écrit ce texte ! C’est un pote, Sorel, qui me l’a envoyé. Quand j’ai commencé à le lire, j’ai trouvé ça trop fort. J’avais envie de la chanter. Ça me parlait. Je n’aurais jamais été capable d’écrire cette chanson.

Julien Sorel doit son pseudo au personnage du roman, "Le rouge et le noir", dont son prof de philo lui a recommandé la lecture en terminale. Il est Lyonnais comme toi, vous avez quasiment le même âge. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Je pense qu’on devait avoir des amis en commun… On doit se connaître depuis dix, quinze ans. J’écoutais sa musique avant d’en faire. Il a énormément de talent ! Je ne sais pas si son travail te plaît, mais je suis fan de Sorel !

Je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur le sujet… "Go go go", c’est le tube disco de l’été 2013 ?

[rires] Disco, je ne sais pas, mais c’est plutôt 80’s, non ? C’est la seule chanson de l’album up tempo, avec des machines… Mais ça pourrait ! Ma fille, elle ne chante que "Go go go" en ce moment. C’est bon signe ! [rires]

Quand tu as sorti ton premier album, tu avais déjà une idée des singles ?

J’avais une idée des chansons que je trouvais fortes et populaires. Bon, il se trouve qu’on les a sorties dans l’ordre de la tracklist…

[rires] C’est ce que j’allais te dire !

J’ai une idée pour le deuxième album, mais c’est compliqué. J’ai les idées bien moins claires sur le deuxième album que sur le premier. Autant, "La vie simplement" a fait l’unanimité, mais pour le deuxième extrait, je ne sais pas.

"Sans faire de vagues" est la seule chanson que tu signes paroles et musiques. Pour moi, "Sans faire de vagues" est typiquement une chanson d'album, comme "Veiller tard" ou "Pas l'indifférence". Une chanson qui ne sortira jamais en single, mais dont tout le monde te parlera, parce que je suis certain qu'elle va émouvoir des milliers de personnes.

Ah oui, tu crois ? [ému] Ça me dépasse, tout ça. Je me revois encore en train de l’écrire…

C’est une chanson sur la rupture d’une amitié. C’est tellement fort. On dirait que tu perds un frère.

L’amitié, ce n’est pas de l’amour, ce n’est pas de la famille. C’est autre chose. [silence]

J’ai besoin de l’émotion des autres pour être ému, et j’ai ressenti cette émotion en écoutant "Sans faire de vagues".

Je comprends.

Avant même d'écouter les chansons de ton nouvel album, à la lecture de titres comme "Tu es là" ou "Mon aventure", je me suis demandé si tu avais écrit une chanson pour ta fille, qui va bientôt avoir deux ans.

Non, pas de chanson pour ma fille. Ce n’est pas venu. J’ai plein de brouillons qui finissent à la poubelle. Tous les mots que je couchais sur le papier sonnaient tellement moins fort que la réalité que je vis que je me suis dit, tu n’es pas obligé d’écrire une chanson. Ça viendra, mais pas sur ce deuxième album. Mais ma fille est partout. Elle est omniprésente dans ma vie. C’est un album que j’ai composé en étant papa.

En 2010, Michael Goldman a déclaré à Libération que son père avait fait ce qu'il avait pu. Comment arrives-tu à concilier les impératifs de ton métier avec ta "profession" de père ?

Je n’ai pas le succès que Jean-Jacques Goldman avait à l’époque où il était papa. C’étaient des tournées qui n’en finissaient plus, des vies de famille qui devaient être compliquées à gérer. Je ne me pose pas la question. Je me coupe en huit, parce que si je ne me coupe pas en huit, je meurs. J’ai conscience qu’il ne faut pas que je loupe une minute de mon métier, surtout maintenant, après tous ces efforts passés à construire pour pouvoir enfin rencontrer le public. Je ne vais pas baisser les bras avec la sortie du deuxième album pour faire ce métier en dilettante, mais en même temps, le métier de papa est un métier à temps plein, donc je me coupe en huit, et j’ai l’impression de le faire tout naturellement, avec beaucoup de plaisir.

Il y a deux ans, j'imaginais les sms que tu allais recevoir. Je n'ai pas été surpris une seconde que l'une des quatre prédictions, concernant la présence de "L'horloge tourne" au spectacle des Enfoirés, se réalise. En revanche, je suis surpris, et déçu pour toi, que tu n'aies toujours pas été convié par la troupe...

Je ne vis pas ça comme une déception, si ça peut te rassurer. J’ai la chance que les gens me reconnaissent pour mon travail, pour mes chansons, pour mes concerts. C’est bien que les choses prennent du temps, que l’on n’ait pas tout tout de suite. Si j’avais tout eu en trois ans, qu’est-ce qu’il me resterait ensuite ? C’est une émission de télé, c’est le plus gros prime time sur TF1. Je trouve assez normal que le choix des nouveaux se fasse sur une notoriété : la notoriété d’un physique, la notoriété d’un nom. On commence à me reconnaître, on commence à me voir à la télé, mais je ne fais pas le poids face à Mika ou Gad Elmaleh. Ces gens-là feront en sorte que le spectacle soit super, et ils feront beaucoup plus d’audience que si j’étais là. Je trouve donc cela assez logique. J’aurais été très étonné d’être pris, si tu veux tout savoir.

Le 21 juillet 2011, Patrick Fiori, dont tu as assuré la première partie à de nombreuses reprises, t'a invité sur scène pour le concert annuel des Vendanges du Coeur, à Ouveillan. A cette occasion, tu as chanté "Quand la musique est bonne" en trio avec Jean-Jacques Goldman et Patrick Fiori. Quand tu es venu saluer le public avec tes deux acolytes, qui te tenaient par la main, tu avais l'air totalement bouleversé. Que t'es-tu dit à ce moment-là ?

C’est une photo que j’ai chez moi, et qui matérialise le rêve d’enfant que j’avais. Je me suis retrouvé à faire le même métier que mon idole, et à partager la scène avec Jean-Jacques Goldman, sans qui je n’aurais peut-être pas fait ce métier. Ce n’est pas à toi que je vais expliquer la relation que j’entretiens avec l’œuvre de cet homme-là. Je ne pourrais pas vraiment t’expliquer ce que je me suis dit à ce moment-là. Tout le monde dit que Jean-Jacques Goldman est simple, humble, sympathique. Et c’est vrai ! C’est un grand homme, comme Patrick Fiori qui m’a invité, en sachant ce que cela représentait pour moi de chanter avec Jean-Jacques Goldman. Je les mets au même niveau. Patrick Fiori est d’une générosité incroyable. Sur cette photo, je tiens la main de ces deux hommes. On dit souvent que le haut tire vers le haut, et j’ai eu le sentiment d’être élevé, d’être tiré vers le haut, et j’en suis très fier.

Tu as enregistré "Là-bas" en duo avec Chimène Badi, pour le projet "Génération Goldman".

[surpris] Ah bon ! Mais comment tu sais ?

J’ai vu les coulisses du projet dans un reportage diffusé avant la sortie de l’album. De tous les interprètes, tu étais d'ailleurs sans doute le plus légitime. Selon MyMajorCompany, Universal a demandé à se que ses artistes ne fassent pas partie du projet final. Cependant, tu as participé à l'émission "Samedi soir on chante Goldman", en compagnie de la plupart des interprètes du projet Génération Goldman. Tes patrons chez Universal auraient-ils des regrets ?

Ça ne s’est pas passé comme ça. Deux labels ne se sont pas entendus sur les contrats. Les négociations ont abouti à un non-accord. Maintenant, je prends cela avec du recul, mais à l’époque, j’étais un peu dégoûté. J’adorais la chanson que l’on avait faite avec Chimène. Ce n’est pas que quand tout va bien qu’il faut être content d’être un artiste dans une grande maison de disques. J’ai confiance en ma maison de disques. L’industrie du disque est aussi un business. Ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord, c’est comme ça. J’avais vraiment envie que les gens puissent nous voir chanter "Là-bas". Et puis il y a eu cette émission de télé, produite par des gens que je connais, puisqu’ils produisent "La chanson de l’année", et plein d’autres émissions auxquelles j’ai participé. Ils m’ont fait confiance. Ils aiment ma manière d’interpréter les chansons. Ils ont besoin de chanteurs, et ils savent qu’ils peuvent compter sur moi. Ils nous ont invités à chanter "Là-bas" avec Chimène, et j’étais content que ce duo existe, à la manière d’un show à la Carpentier, le temps d’une soirée. Je n’ai jamais reçu autant de sms, de messages sur Facebook, sur twitter, par mail. Les gens ont vraiment aimé ce duo.

Il y a quelques jours, tu as posté une photo de Chimène et toi en studio. C’était pour ce projet-là, ou pour un nouveau projet ?

Suite à cette émission, j’ai dit à Chimène, "ce n’est pas possible que cette chanson n’existe pas". Je suis fan de Jean-Jacques Goldman, je le dis depuis des années. On la chante vraiment bien ensemble. Les gens l’ont adorée à la télévision, c’est quand même dommage que les gens ne puissent pas l’écouter quand ils veulent, indépendamment de tout projet. A partir du moment où Chimène était d’accord, il n’y avait plus rien qui pouvait nous arrêter.

Cela veut dire que ce duo sera sur le volume 2 de Génération Goldman.

Pas du tout. Il sera sur mon album, et c’est tout.

[surpris] Ah bon ? Donc il vient en plus des titres qui existent déjà…

Oui, nous l’avons enregistré la semaine dernière, et il sera uniquement sur mon album.

Tu n’as pas été sollicité pour le volume 2 de Génération Goldman ?

Si un jour le conflit entre les maisons de disques est réglé, et que l’on me demande, on verra. Pour l’instant, on ne m’a rien demandé.

Nous allons jouer à un petit jeu. Je vais te donner dix artistes, et j’aimerais que tu me donnes le premier thème de chanson qui te vient à l’esprit, que tu pourrais écrire pour cet artiste, ou chanter en duo avec cet artiste.

C’est sympa comme jeu !

Claire Keim ?

Un duo sur les amours impossibles.

Julie Zenatti ?

J’aimerais trop écrire des chansons pour Julie Zenatti ! Ce serait une chanson d’amour. Le jeu du chat et de la souris en amour.

Et ça s’appellerait "Tom est Jerry" ?

Oui, ce serait pas mal ! [rires]

Joyce Jonathan ?

Je trouve qu’elle écrit très bien ses chansons. Je ne me permettrais pas d’écrire une chanson pour elle, mais je chanterais en duo avec elle avec grand plaisir. J’adore sa voix.

France Gall ?

[du tac au tac] "Evidemment". Je rêverais de chanter "Evidemment" avec France Gall.

Grégoire ?

"The girl is mine".

Ah oui, rivalité amoureuse autour d’une même fille. Michael Jackson et Paul McCartney.

Maëlis ?

Elle joue dans son groupe, "Smoking smoking", avec Vanessa. Donc j’irais plutôt la voir en concert, parce qu’elles sont trop sympa toutes les deux !

Je trouve que le cas de Maëlis est particulièrement intéressant : cela fait six ans qu’elle essaie de percer. Elle a sorti son premier trois titres il y a quatre ans, elle est passée dans des shows télé. Elle est auteur, compositeur, interprète. Elle vient donc de sortir un album avec une amie, Vanessa, sous le nom de "Smoking, Smoking". Toi qui as mis dix ans pour te faire connaître du jour au lendemain, est-ce que tu lui donnes des conseils ?

Elle a déjà toutes les clés. Elle croit en sa bonne étoile. Elle est entreprenante. "Aide-toi et le ciel t’aidera". C’est sa philosophie, c’est aussi la mienne depuis le début. Je n’ai aucun conseil à lui donner. Elle sait déjà tout. A un moment donné, le succès lui tombera dessus, et elle saisira sa chance.

Tu connaissais cette phrase, qu’on a notamment attribuée à Charles Aznavour, mais également à d’autres ? Il faut dix ans pour être connu du jour au lendemain ?

J’adore cette phrase ! C’est une phrase que j’ai déjà reprise dans plusieurs interviews. Dans notre métier, nous n’avons pas à montrer aux gens que cela a été difficile pour en arriver là. On doit donner l’impression que cela a été facile. On doit permettre aux gens de s’évader le temps d’un concert. Il est hors de question de parler de ses dix années de galère. Mais ce sont ces années-là qui font que tu as des choses à raconter.

Enrico Macias ?

Super mec.

Bon, le duo, c’est déjà fait…

Si je devais lui écrire une chanson, ce serait sur un grand-père qui est plus jeune que ses petits-enfants, dans sa tête.

C’est original !

Yaël Naïm ?

C’était beau quand elle chantait en français, aux Dix Commandements. Maintenant, c’est en anglais qu’on la connaît. Peut-être une chanson qu’elle aurait écrite en anglais ou en hébreu, et dont elle me ferait l’honneur de me demander une adaptation en français.

Thierry Cadet ?

Je chanterais avec lui "J’aurais voulu être un artiste".

Ycare ?

Ce serait une chanson sur la paix, du rassemblement sous le même drapeau, des communautés juives et musulmanes. Comme la chanson des frères Nacash, "Il faut du temps". Et puisqu’elle existe déjà, j’aimerais bien chanter "Il faut du temps" avec Ycare.

Est-ce que mon choix d’interprètes était pertinent ?

Pertinent ? Le mot est faible ! Il est évident.

Est-ce que j’ai oublié quelqu’un ?

Patrick Fiori, sûrement. Mais qu’est-ce que tu veux que j’écrive pour Patrick Fiori ? Il chante l’amour tellement bien ! J’aimerais trop leur écrire des chansons à tous, mais je suis paresseux.

Lors de ta tournée précédente, tu reprenais "Evidemment", de Michel Berger. Est-ce que tu prévois une nouvelle reprise pour ta prochaine tournée ?

"Mendiant de l’amour", qui sera sur mon album, et que je fais vivre sur scène depuis quelques dates déjà. Mais je n’ai pas réfléchi à d’autres chansons. Si tu as une idée, je suis preneur !

Michael Jones et Jean-Jacques Goldman viennent de ré-enregistrer "Je te donne" pour le prochain, et dernier, album de Michael Jones, "40-60". Est-ce que tu penses que Jean-Jacques Goldman reviendra un jour ?

En tant que fan, je cultiverai éternellement l'espoir qu'il ré-enregistre un album et remonte sur scène le temps d'une dernière tournée... C'est une pensée inhérente à tous les fidèles supporters d'un chanteur. En attendant, je me jette sur le moindre fragment d'expression de son art, plus précisément sur les chansons qu'il continue d'écrire pour d'autres... Et il y en a plein qui arrivent, si l'on en croit la rumeur.

Cadeau de Mickaël Miro pour les visiteurs de "Parler d'sa vie"

Mickaël Miro : Le temps des sourires (sortie : 25 mars 2013)

  • 01. La vie simplement
  • 02. Ma pétition
  • 03. Les filles du premier rang
  • 04. Le temps des sourires
  • 05. Agathe
  • 06. Rien de personnel
  • 07. Sans faire de vagues
  • 08. Qui aimera verra
  • 09. On s'aime on saigne
  • 10. Go go go !
  • 11. Tu es là
  • 12. Mon aventure
MickaŽl Miro - Le temps des sourires (2013)

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