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Jean-Jacques Goldman : un retour qui sonne juste
(Le Télégramme, le 21 avril 1999)

Jean-Jacques Goldman : un retour qui sonne juste
Le Télégramme, le 21 avril 1999
I. Le Louarn
Retranscription de Yann Colin

Dimanche soir, au palais des sports de Kervaric, dans un face à face complice avec le public, Jean-Jacques Goldman a fait un carton. Sa prestation, qui marquait la fin de la saison des "vagues de concerts" à Lorient, a attiré 5 000 fans en délire. Un retour qui sonnait juste. 1998 a de la chance : c'est l'année du grand retour de Jean-Jacques Goldman. "Il était temps" disent ses inconditionnels. Quatre ans après "Rouge", il repointe donc le bout de son micro avec un nouvel album, "En passant", et une tournée en solo (ce qui n'était pas arrivé depuis dix ans). Dimanche, à Kervaric, le public a scandé son nom pendant de longues minutes avant son arrivée sur scène. Histoire de chauffer la salle (s'il en était besoin), Richard, du staff de la tournée, s'est amusé à balayer le palais des sports avec une caméra, pointant au hasard son objectif sur un spectateur ainsi projeté sur grand écran. Tout cela, agrémenté de petits messages du style : "Zut, je voulais rester incognito", "c'est gênant, hein ?".

Époustoufflant

Evidemment, les 5 000 fans déjà déchaînés se sont prêtés au jeu des grimaces et des sourires. Ce petit avant-goût laissait présager de la suite des événements : un spectacle époustoufflant, mené à un rythme fou.

Pendant deux heures trente, Jean-Jacques Goldman a évolué sur une scène immense, au milieu de jeux de lumière grandioses et de vidéos retransmises sur grand écran : cette super machine a mobilisé pas moins de sept semi-remorques et a nécessité environ douze heures d'installation ! Pas d'effets de mise en scène tarabiscotés, simplement une mise en lumière astucieuse où les musiciens se croisent, portés en silence sur des rails. La technique au service d'un concert efficace, bien huilé, d'où l'émotion n'était pourtant pas absente. Au contraire.

La griffe JJG

Sous le vernis des mots et derrière la beauté innocente des mélodies, celui qui hante les hit-parades avec une tranquille régularité, aligne des émotions simples. Avec ses mots, comme ceux de "Sache que je" et "Quand tu danses", tirés de son exercice en solitaire "En passant", Jean-Jacques Goldman déchire un peu de sa pudeur. Dans son dernier album, les textes se font plus personnels mais restent portés par une musique ronronnante, celle qui a fait Sa griffe. A ceux qui le taxe de gentil chanteur à tubes, d'autres répondent qu'il est chanteur, auteur, compositeur, ou plus simplement, artiste au sens le plus noble du terme. Un artiste qui promène avec lui une impression de sympathie et de professionnalisme et qui fait souffler sur les gradins la tempête vocale. Suspendu à sa voix haute, la salle se laisse vite entraîner dans la vague ondulente des décibels. Proche de son public, Jean-Jacques Goldman fait aussi preuve de beaucoup d'humour. "C'est curieux comme parfois certaines chansons vous échappent. Alors cette fois, on va anticiper" lance-il. Pendant cinq minutes, il s'est ainsi offert un délire sur un "Pas toi" remixé à la sauce reggae, hard, rap et tango musette. Pas si loin de la fiction...

Entre acoustique et électrique

Sur scène, le mélange entre acoustique et électrique fonctionne à merveille. Aux phrases de guitares électriques de son ami Michael Jones, répondent des nappes de violons et de piano. Le soutien du saxophone ajoute un peu plus à toutes ces perles mélodiques. Et toujours cette émotion qui transpire à chaque interprétation de ces chansons construites pour durer : "Elle attend", "Là-bas", "A nos actes manqués", "J'irai au bout de mes rêves", "Il suffira d'un signe", pour ne pas toutes les citer. L'heure des adieux va bientôt sonner. Les éléments se déchaînent : dans un énorme fracas, des éclairs innondent les écrans, tandis que le fumée envahit la salle et masque un Jean-Jacque Goldman qui, pour le rappel, a revêtu le tee-shirt des Merlus. Dernier petit clin d'oeil à Lorient avant de se quitter définitivement. Dimanche soir, le palais des sports de Kervaric a réellement vibré d'une seule voix.

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5.000 fans pour un seul choeur qui, d'une seule voix, celle de l'émotion, a repris et accompagné les chansons du "maître".

Jean-Jacques Goldman, orfèvre de la mélodie, maître des mots intimes ou des révoltés déclarées.

Aux quatre coins de la salle, le délire : le charisme de Goldman sur scène est impressionnant.


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