Les plus belles citations de Jean-Jacques Goldman
Tout sur l'actualité de Jean-Jacques Goldman
La vie de Jean-Jacques Goldman, de ses origines à aujourd'hui
Tout sur les chansons de Jean-Jacques Goldman
Tous les albums de Jean-Jacques Goldman
Tous les DVD et les cassettes vidéo de Jean-Jacques Goldman
Toutes les tournées de Jean-Jacques Goldman depuis 1983
Interviews, essais, livres
Robert Goldman : l'autre Goldman
Pierre Goldman : le dossier
L'histoire des Restos du Coeur et les tournées des Enfoirés
Les sondages de Parler d'sa vie
Listes de discussion et de diffusion, liens, adresses utiles, recommandations
Goodies : Jeu, fonds d'écran, humour...
Le livre d'or de Parler d'sa vie
Le pourquoi de tout ça...

Jean-Jacques Goldman : The Normal Pop Idol
(International Herald Tribune - March 19, 1987)

Jean-Jacques Goldman : The Normal Pop Idol
International Herald Tribune - March 19, 1987
Julian Nundy Retranscription et traduction (voir plus bas) d'Yvonne Williams

PARIS - When French teenagers were asked recently whom they most admired, the clear winner was a rock singer, Jean-Jacques Goldman, 35 percentage points ahead of Pope John Paul II. Pollsters had offered them a list of personalities from the sport, political, business and entertainment worlds. Among others who figured were Yannick Noah, the tennis star, and Bernard Tapie, an entrepreneur who has become a byword for success. Far from seeing the choice, in a poll of 13-to-17-year-olds for the weekly Le Nouvel Observateur, as evidence of superficiality, some observers of French youth view the adulation of Goldman as reason for optimism.

After years in which youth and its music came to be synonymous with protest and cynicism, Goldman, 35, has come to represent a cult of tolerance and traditional family values transmitted through his often raucous singing and his quieter, well-behaved personal image.

For Laurent Joffrin, who writes on social affairs for the daily Libration, Goldman's popularity is symptomatic of a "kindness mania" that is in vogue among France's young. In a recently published book, Joffrin concluded that many of today's French youth were obsessed with morality and democratic values. These values, he said, were reflected in the lyrics of Goldman's songs.

Goldman's personal standing is founded on a reputation for loving his family - he takes three months off each summer to be with his three children - and an aversion to drugs and drink.. "My life," he says, "is normal. My childhood was normal. I am normal."

Such "normality" is seen as the goal of many French youngsters, who, according to the Nouvel Observateur poll, fear unemployment above all, are concerned for the environment and do not seek radical changes in society. The son of a Polish Jewish father who first read Victor Hugo in Yiddish and a German Jewish mother, Goldman made his first solo album in 1981 after five years singing with a group.

Now, he spurns interviews with all but youth publications and never advertises his concerts. But he still draws crowds of up to 20,000, all alerted by word of mouth. In his songs, Goldman, apart from pleading for tolerance, also reminds French youth of the horrors of the past.

One, "Like you," tells his fans of the Nazi holocaust.

She was called Sara, She was not yet eight ... Her little friend was called Jeremy, They were to be married one day, Perhaps in Warsaw. But other people had decided otherwise... She was a good little girl, like you But she was not born here and now, like you...

Other songs take a dig at mediocrity - "In front of her television, she lives her life by proxy" - and ambition - "I pity the clever and ambitious ones." In keeping with his low-key image, Goldman's view of his success owes little to ambition and a lot to luck.

"Stardom," he once said, "is a question of circumstance, fashion and luck. It proves nothing."

While Goldman topped the Nouvel Observateur poll, he is not the only French singer preaching tolerance. Another popular French singer who is considered part of the same phenomenon is Renaud, also 35, who came third in the magazine's poll. Both singers were prominent in show business charity work for the starving in Ethiopia, along the lines of Bob Geldof's Band Aid, and in raising money for the "Restaurants of the Heart," canteens for France's poor, founded by the late French comedian Coluche.

---

Jean-Jacques Goldman: L'idole normale par Julian Nundy - 19 Mars 1987

PARIS - Lorsqu'on demanda rcemment aux adolescents franais qui ils admiraient le plus, le gagnant fut de loin le chanteur de rock, Jean-Jacques Goldman, avec 35 % de plus que le Pape Jean-Paul II.

Les sondeurs leur avaient propos une liste de clbrits dans les mondes du sport, de la politique, des affaires et du show -biz. Entre autres y figuraient Yannick Noah, la star du tennis, et Bernard Tapie, un homme d'affaire symbole de russite.

Loin de regarder ce choix, dans un sondage des 13 17 ans pour l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, comme preuve d'un manque de profondeur, des observateurs de la jeunesse franaise regardent cette adulation de Goldman comme une raison d'tre optimiste.

Aprs des annes ou la jeunesse et sa musique taient devenue synonymes de rvolte et de cynisme, Goldman, 35 ans, aujourd'hui reprsente le cult de la tolrance et des valeurs familiales traditionnelles transmises par une musique dchaine et une image polie et calme.

Pour Laurent Joffrin, responsable des affaires sociales pour le quotidien Libration, la popularit de Goldman symbolise une "manie de la gentillesse" trs la mode parmis les jeunes franais. Dans un rcent livre, Joffrin en conclut qu'une grande partie de la jeunesse franaise est obsde par des valeurs morales et dmocratiques. Ces valeurs, dit-il, sont reflte dans les paroles des chansons de Goldman.

La reputation de Goldman est fonde sur l'amour qu'il a pour sa famille - il prend trois mois de vacances chaque t, et les passe avec ses enfants - et une aversion aux drogues et l'alcool. "Ma vie," dit-il, "est normale. Mon enfance a t normale. Je suis normal."

Une telle "normalit" semble tre ce que dsire un grand nombre de jeunes franais, qui, selon le sondage du Nouvel Observateur, craignent le chmage par dessus tout, sont concerns par l'environnement et ne cherchent pas changer radicalement la socit.

Fils d'un pre juif polonais, qui dcouvrit Victor Hugo en yiddish, et d'une mre juive allemande, Goldman sortit sont premier album solo en 1981 aprs cinq ans au sein d'un groupe.

Aujourd'hui, il ddaigne les interviews, sauf pour les magazines de jeunes, et ne fait jamais de publicit pour ses concerts. Mais il continue d'attirer des foules de 20,000, par un systme de bouche oreille.

Dans ses chansons, Goldman, plaide pour la tolrance, mais rappelle aussi la jeunesse franaise les horreurs du pass.

L'une d'elles, "Comme Toi", raconte l'holocauste nazi ses fans.

Elle s'appelait Sarah, Elle n'avait pas huit ans... Son petit ami s'appelait Jrmie, Ils devaient se marier un jour, Peut-tre Varsovie Mais d'autres gens en avaient dcid autrement... C'tait une petite fille trs sage, comme toi Mais elle n'est pas ne ici et maintenant, comme toi...

D'autres chansons dnoncent la mdiocrit - "Elle vit sa vie par procuration, devant son poste de tlvision" - et l'ambition - "Et je plains les plus malins, et je plains les ambitieux." En accord avec son image simple, Goldman regarde son succs comme ne dpendant pas de l'ambition, mais de la chance.

"La clbrit," dit-il, "est une question de circonstances, de mode et de chance. a ne prouve rien."

Bien que Goldman prenne la premire place dans le sondage du Nouvel Observateur, il n'est pas le seul chanteur franais prcher la tolrance.

Un autre chanteur populaire franais, considr comme faisant partie du mme phnomne, est Renaud, aussi 35 ans, qui arrive en troisime place dans le sondage du magazine.

Les deux chanteurs sont trs engags dans le mouvement d'entraide du monde du show business pour les affams d'Ethiopie, un peu comme la "Band Aid" de Bob Geldof's, et pour collecter de l'argent pour "Les Restaurants Du Coeur", des cantines pour les pauvres de France, organises par le dfunt comdien franais Coluche.


Retour au sommaire - Retour l'anne 1987

- Signaler une erreur Ajouter à mes favoris