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Jean-Jacques Goldman, le charme de la simplicité
([Publication inconnue])

Jean-Jacques Goldman, le charme de la simplicité
[Publication inconnue]
Joëlle Lehrer, 1983 retranscription de Marie-Laurence Cuvillier

Son nom, c'est Jean-Jacques Goldman. Un chanteur sans chichi, une vedette qui a horreur des étiquettes. Il s'est amené avec sa guitare et sa chanson dans le studio de télé. Pas de micro, play-back complet. Heureusement, car ce jour-là, Jean-Jacques Goldman était aphone. Aphone mais pas muet. Nous sommes allés dans sa loge pour un entretien sans témoin. Je ne savais pas grand-chose de lui, si ce n'est ce qu'en dit un texte offert gracieusement par sa maison de disques. Un texte poétique mais flou.

Joëlle Lerhrer : Votre âge n'est pas mentionné dans le texte.

Jean-Jacques Goldman : Je vais avoir trente-deux ans dans quelques jours.

Joëlle Lerhrer : Ici, on écrit "... déjà bien vieux pour son âge..." Vous vous sentez vieux pour votre âge ?

Jean-Jacques Goldman : Je me suis toujours senti un peu vieux par rapport à mon âge.

Joëlle Lerhrer : Vieux comment ?

Jean-Jacques Goldman : J'ai toujours été un gamin un peu sage, pas très gênant.

Jean-Jacques a pris le texte et l'a mis de côté. "Parlons de choses plus pratiques !" a-t-il dit.

"Le public a changé !"

Joëlle Lerhrer : Lorsque vous faisiez partie du groupe Taï Phong, vous faisiez du rock, et maintenant, c'est de la variété. Qu'est-ce qui a motivé ce changement d'orientation ?

Jean-Jacques Goldman : Maintenant, quand on parle de rock, ça concerne assez peu la musique mais plus l'image et l'image de Taï Phong était plus rock parce qu'on était un groupe et qu'on chantait en anglais. Maintenant, mon image est plus "variétés" parce que je chante en français et que je suis tout seul. Sinon, je pense que la musique est restée à peu près la même.

Joëlle Lerhrer : Mais maintenant vous avez du succès...

Jean-Jacques Goldman : On avait eu pas mal de succès avec Taï Phong mais c'était surtout un groupe qui s'adressait à un public un peu marginal avec des titres très longs qui ne pouvaient pas passer en radio, sauf le premier qui s'appelait Sister Jane. On ne voulait pas vendre des millions de disques. Tout ce qu'on voulait, c'était vendre assez de disques pour pouvoir [NDJMF : Une partie du texte manque. Si vous possédez cette interview, merci de me contacter ! ! !]

Joëlle Lerhrer : Comment voyez-vous le public actuellement ?

Jean-Jacques Goldman : Je crois que les mômes maintenant font moins la différence entre ce qui est rock et ce qui est "variétés". Vous prenez un hit-parade, vous avez en même temps, Mireille Mathieu, AC/DC, Culture Club, David Bowie et Abba. Où voulez-vous classer Roxy Music, Balavoine, et des gens comme ça ? Je ne sais pas si ce sont des gens rock ou, des gens "variétés". Disons que ce sont des gens qui font de la musique et maintenant peut-être que les médias essaient de faire des classifications mais, en ce qui concerne les mômes, ils achètent un disque quand il leur fait du bien. Point.

Des lunettes d'employé

Joëlle Lerhrer : A partir du moment où vous avez eu du succès, qu'est- ce qui s'est passé ? On vous a reconnu dans la rue mais encore ?

Jean-Jacques Goldman : Je vais tout vous montrer. Ah non, je ne peux pas tout vous montrer (dit-il en fouillant dans sa veste). Mais je peux vous dire que si on ne veut pas se faire reconnaître dans la rue, on peut ne pas se faire reconnaître dans la rue.

Joëlle Lerhrer : Comment faites-vous ?

Jean-Jacques Goldman : Moi, j'ai des lunettes et éventuellement des moustaches et je me balade n'importe où. Personne ne m'embête.

Joëlle Lerhrer : Mais si vous mettez de grandes lunettes noires, vous ne passez pas inaperçu.

Jean-Jacques Goldman : Je mets des lunettes d'employé de banque, je me fais une raie sur le côté et je place mes cheveux derrière les oreilles.

Joëlle Lerhrer : A propos de votre look, on parle de "jean-tennis- chemise-cravate". Alors, c'est râpé pour les tennis aujourd'hui !

Jean-Jacques Goldman : Parce qu'on est en hiver et qu'il fait trop froid mais, en général, ce sont des tennis, oui.

Joëlle Lerhrer : Et toujours la cravate ?

Jean-Jacques Goldman : Non. Je crois que la cravate m'a beaucoup aidé au départ pour faire la différence entre moi et les autres. Les gens, quand ils m'ont vu arriver avec les tennis et le jean un peu crado en bas, la chemise propre et la cravate en haut, n'ont pas su où me ranger. J'aime bien brouiller les cartes.

Joëlle Lerhrer : C'est une façon de vous protéger ?

Jean-Jacques Goldman : C'est une façon de ne pas aimer les petites cases et les étiquettes.

La famille, c'est important !

Joëlle Lerhrer : Quand vous ne travaillez pas, que faites-vous ?

Jean-Jacques Goldman : Je ne fais rien. J'adore flâner, perdre du temps, lire un journal pendant deux heures, regarder les informations et les films à la télé. Je m'occupe de ma femme, de mes enfants et je vais voir mes amis.

Joëlle Lerhrer : Ça a beaucoup d'importance pour vous la famille ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, parce que je suis moi-même d'une famille nombreuse et, je ne voudrais pas être banal, mais je pense qu'une des caractéristiques de la vie actuelle, en ville en particulier, c'est le manque de contact et la famille reste un moyen formidable d'avoir des contacts profonds et directs avec des gens qui sont très proches.

Jean-Jacques Goldman m'a quittée pour faire du shopping. "J'ai le temps maintenant". Depuis cette rencontre, son troisième album est sorti, son Titre : "Positif". Il entamera bientôt sa première tournée en tant que chanteur. "Quand j'étais très jeune, au lieu de travailler dans la banque ou de laver la voiture de mon père pour me faire de l'argent de poche, je partais sur les routes pour jouer les Stones, Deep Purple et Led Zeppelin. Je n'étais que guitariste et avec Taï Phong, c'était surtout du studio. "Peur du face à face avec le public ?" "Je crois que le public est assez sympa dans l'ensemble". Oui, Jean-Jacques, mais seulement quand la musique est bonne !


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