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Bruxelles - Forest National - 09 mai 2002

Rcit par Xavier Ingremeau

Je suis un des rares (parmi 4000 personnes !) avoir vu ce merveilleux concert de Jean-Jacques. Ce ne fut pas sans obstacles : aprs tout un priple pour arriver la salle j'ai finalement russit tre au premier rang. Il n'y avait pas de premire partie, mais pendant que la salle se remplissait, une camra filmait l'entre des spectateurs et le tout tait projet sur un cran gant plac derrire la scne. A ce propos, il y a en plus de la scne habituelle une norme avance de la scne dans le public qui aboutit sur une petite avant-scne perdue dans la fosse. Au bout de quelques minutes, on entend "Blnos" au milieu d'une salle sur-chauffe. L, Richard, camra la main, arrive. Il filme l'ensemble du public avant de nous annoncer : "Ce soir, match de basket". Au dbut, personne ne semble comprendre mais d'autres techniciens amnent un norme panier de basket qu'ils montent sur l'avant scne puis nous donnent des ballons. Voil comment nous nous retrouvons faire un match de basket en attendant Jean-Jacques ! Puis, une demi-heure aprs, JJ fait son entre en scne, seul, avec une guitare, en chantant "Je marche seul!". Il avance vers l'avant-scne et nous dit : "Oh, rassurez-vous, je ne suis que la premire partie. Ensuite viendra le vrai chanteur, avec les vrais musiciens. Mais ce soir, ils vont avoir besoin de beaucoup de churs et moi, mon rle c'est de vous faire rpter." Ainsi, nous fait-il rpter plusieurs chansons : "Encore un matin", "Une poussire", "C'est pas vrai", "Ensemble", "Nos mains". De plus, il nous a donn un petit cours de rythmique. Pendant que nous chantions "Nos mains", les autres musiciens arrivent sur la scne et commencent nous accompagner.

Viennent ensuite "Une poussire", "Petite fille" et "Encore un matin". Ceux qui connaissent les musiques imagineront facilement l'motion que nous avons pu ressentir. Il a commence chanter ensuite "Juste aprs", Jones reprend la chanson avec lui. Au moment o Carole aurait du chanter, sa voix se fait entendre et l'on voit sur l'cran gant en hommage Carole Fredericks, des images d'elle dfiler. C'tait vraiment magnifique, rendre hommage une amie morte, sur une chanson qui parle de la naissance est vraiment une "bonne ide". Cela montre bien sa vision de la mort... Il est conscient que nous allons tous mourir, et cela nous oblige profiter de la vie. Donc, une chanson, encore plus "vivante" que d'habitude. Ensuite il interprte "En passant" et "Je voudrais vous revoir". Puis, tous les musiciens vont sur l'avant-scne et il chante "Veiller tard" et "Ensemble" (qui tait magnifique). L, il prend son violon et commence le "chauffer". Il a fait une norme fausse note, le public clate de rire, lui aussi. Il prend le micro et dit : "Mais le pire c'est qu'il y en a qui croient que le fait exprs, mais NON!!!". Il prpare avec Christophe Ngre l'introduction de "Et l'on n'y peut rien". Dans le public, tout le monde dansait. Sur scne aussi, puisqu'une troupe de danseurs est venue sur scne et a fait un mini-spectacle. Pendant une coupure musicale, Jean-Jacques et les musiciens eux aussi essayent de "danser". Puis la troupe et descendue dans le public. Sur "tournent les violons"chanson suivante, des danseurs en costumes d'poque font un vritable ballet sur la musique.

Vient la chanson "On ira", et aprs une superbe transition on arrive aux "choses", puis "N en 17 leidenstadt".

Brusquement il commence nous dire au revoir, il fait un medley de diverses chansons pour prsenter les musiciens, puis nous dit encore une fois "au revoir" mais au dernier moment il crie "C'EST PAS VRAI !!!". Les musiciens quittent la scne. Quelques minutes aprs, ils reviennent et chantent "Nuit". Cette chanson est suivie de "Envole-moi". Sur cette chanson, la scne s'est leve et est devenue verticale, la batterie et les pieds de micros taient clous la scne et les musiciens accrochs avec des harnais. Ils continuaient de jouer alors qu'ils taient perpendiculaires au public !

Enfin JJG termine le concert, seul, avec "Puisque tu pars". Il est rejoint la fin par tous les danseurs et musiciens qui chantent le final. La musique continue sur un CD pendant que les danseurs et les musiciens dfilent sur l'avant-scne en serrant la main quelques personnes du premier rang.

Voil, j'ai eu la chance de serrer la main de Mickael Jones. C'tait le premier concert que j'allais voir, mais je le prfre tout ceux que j'ai vu en vidos des autres tournes.

Xavier Ingremeau

surnom : "GoldmanSaez"

09 mai 2002
Tous droits rservs


Rcit par Fred LEONARD

Voici mon petit rsum de la soire exceptionnelle d'hier :

Jeudi 9 mai... Premire reprsentation belge de JJ Goldman Forest National. Dans la salle, c'est dj la folie. Je suis arriv une heure et demi avant le dbut du concert et tout tait dj plein. Heureusement, nous avons pu rester sur les marches des gradins bnficiant ainsi d'une superbe vue.

Pour premire partie, nous avons droit un match de basket. Les (diables) rouges ont cras les bleus (ah, si a pouvait tre pareil la coupe du monde :-))) )

Le concert a commenc ensuite assez rapidement par une version acoustique de "Je marche seul".

Ensuite, JJ nous annonce qu'il est la premire partie de son concert, que le vrai chanteur viendra aprs, avec de vrais musiciens... Il nous prcise qu'il est l pour nous faire rpter, car ils manquaient de choristes et ils avaient absolument besoin de nous. Tout n'a t ensuite qu'une succession de surprises et d'motion. Je me souviens particulirement de la grande ovation du public lors de l'hommage Carole.

La partie "danse avec les pieds" tait tout simplement magique. Une ambiance torride a rgn Forest National. Jean-Jacques nous annonce alors (dj ?) la dernire chanson... mais heureusement, C'EST PAS VRAI !!! La fin de la premire partie approche. Jean Jacques et les musiciens quittent la scne, en faisant de grands gestes afin de faire comprendre qu'ils ne reviendront pas. Ce qui est trange, c'est que personne n'y a cru !

Premier rappel : sentiment que les bons vieux tubes donnent toujours aussi bien...

Deuxime rappel... Jean-Jacques vient seul sur la petite scne... Il remercie la rgie avant de terminer par "les choristes de Forest National". Il nous dit ensuite qu'il n'est pas original dans ses propos, mais qu'il est vraiment heureux de revenir en Belgique... Il prcise : "Lorsque l'on regarde les dates de la tourne et que l'on voit Bruxelles, on sait que l, a va tre la fte"...Le public exulte !!

Arrive le temps des au revoirs. Jean-Jacques chante "Puisque tu pars". Rapidement toute l'quipe le rejoint.

Nous pensions que le concert tait alors termin, mais pas tout a fait... En nous rendant vers la sortie de la salle, c'tait embouteill devant le bar. Les personnes avaient-elles soif ? Certes, mais ce n'tait pas tout... Il y avait du JJG sur les ondes radio. L, tout le monde a recommenc chanter. Ca a certainement du se poursuivre ensuite mais la foule me poussait tout doucement vers l'extrieur...

Encore une soire magique... J'ai d'ores et dj rserv mes places pour le mois d'octobre, pour ce qui est pour l'instant la dernire date de la tourne. J'espre que cela va le rester, car la dernire de la tourne "en passant" Forest tait magique !

Merci JJ de nous avoir encore fait autant vibrer... A Bientt !

Fred LEONARD

10 mai 2002
Tous droits rservs


Rcit par Becky :

Premier concert bruxellois. Cette anne encore, la foule est chauffe par le jeu de la camra, mais avec un plus : une partie de basket gant, dispute entre les 2 moitis de la salle, qui tentent d'envoyer un ballon gonfl dans un panier gant. Amusant !

Enfin, aprs de longues minutes d’attente, JJG arrive, seul avec sa guitare. Il vient s'installer dans le cercle terminant le promontoire qui s'avance dans la salle. Il s'assied sur un tabouret et nous signale que nous ne sommes pas au bout de nos peines ! En effet, il doit nous faire rpter certaines chansons pour que nous puissions jouer honorablement les choristes !

Le ton du concert est donn.

Toute la soire oscillera entre moments acoustiques dans le cercle et moments plus lectriques sur la scne. Des moments intenses rythment la soire : magie des danseuses et danseurs, vibrant hommage Carole Fredericks…

Le public est trs en forme, l'ambiance est trs forte jusque dans les derniers rangs. Nous avons une vritable impression de communion entre le public et les artistes.
JJG nous dit que "Bruxelles, c'est toujours la fte". Il doit le dire srement ailleurs mais a fait du bien d'avoir l'impression d'tre unique.

Comme chaque fois, on voudrait que a ne s'arrte jamais et comme chaque fois, la salle se vide aprs la chanson que tout le monde sait tre la dernire (Puisque tu pars).

Un moment magique se termine...

Vivement l'album live !

D'ici l, il ne nous reste qu' rver.

Becky

14 mai 2002
Tous droits rservs

 


Rcit par Matthieu REYNAERT  (kentaki99@yahoo.com)

L'arrive, 17h30 :
Pour ma premire soire avec Jean-Jacques, je suis venu seul. Je descends donc du bus 54 et repre une centaine de personnes qui s'amassent dj devant les portes closes de Fort National. L'ambiance est bon enfant, a sent la friture, je suis entour de provinciaux qui ont fait le voyage jusqu'ici, je sens mon coeur battre dans ma poitrine. Au fur et mesure que la foule grossit, le public type est dj reprsent. Il y a les djeuns cool, les djeuns intellos un peu plus g, quelques trentenaires propres sur eux, des quadras avec leur t-shirts des anciennes tournes (j'ai remarqu celui de "Rouge", trs beau) et des petits vieux tout excits (si, si!). A vue d'oeil je dirais qu'il y a surtout des 25-30 ans. 

18h30 : Premier incident, alors que les gardiens commencent ouvrir les double-portes, celle situe juste devant moi semble rcalcitrante. Les "stewards" appellent un type qui doit tre le chef des stewards et ils doivent s'y mettre deux pour arriver la dbloquer. Autour de moi, beaucoup de gens semblent sincrement soulags... "Et quand s'carteront les barrires, on va courir au premier rang" !

L'entre, 18h45 :
Les portes sont ouvertes plus tt que prvu, il y a un dbut de bousculade. Les premiers qui sont arrivs franchir les portes partent en courant... Mais en fait, ils sont rapidement stopps, car le contrle des billets se fait l'intrieur (?). En passant je repre la boutique (et le prix des t-shirt, 18 euros!!), mais je ne m'y arrte pas. Je refuse de courir pour ne pas avoir l'air ridicule, mais je dois bien dire que mon pas est plus que pressant ! Je dboule dans la salle et me dirige en flche vers la petite scne. La plupart des gens semblent surpris de la voir et hsitent s'installer autour (j'entends murmurer que serait seulement pour la premire partie), mais moi je "sais" et mon but et de m'installer au "point bleu" conseill par mes colistiers. Excellent choix, je ne le regretterai pas (merci, donc).


Le programme :
"Faites-vous plaisir, soyons fous ! Le programme avec plein d'images indites : Jean-Jacques en charentaises, moi sous la douche, 20 euros ! Le briquet, 4 euros !" Ainsi s'annonce le vendeur de programme qui a donc l'air de bien se faire chier. Seulement lui et moi on a rendez-vous (grce encore une fois vos conseils), j'ai dj prpar ma monnaie et je me languis de dcouvrir le DVD tant espr. Je m'loigne dangereusement d'au moins 1m50 de ma place pour le rejoindre. La surprise vient du programme lui-mme : la classe ! J'ai particulirement apprci les croquis de Zep et sa petite BD montrant JJG et Benzi "en pleine action" ! Pour le reste, les photos sont vraiment splendides et la reliure itou. Ce n'est qu'aprs l'avoir feuillet que je me rends compte que je n'ai nulle part o ranger ce programme pendant le spectacle! Franchement, ils pourraient plutt le vendre aprs... Enfin, je l'ai cal entre mon jean et mon t-shirt, mais la fin du concert, il tait plutt humide... Rumeur: Grald de Palmas assurerait une premire partie "surprise". Rp pour le coup ! J'observe maintenant la scne, elle fait plus petite que sur le programme, mais en fait on ne voit pas
encore grand chose. Un technicien monte en rappel jusqu' la structure mtallique qui soutient les spots vingt mtres du sol, encourag par un public dj chaud, lui et son collgue resteront l-haut tout le concert bouger les poursuites... Quel mtier de fou ! J'observe la petite scne, on peut voir des instruments trs vari planqus en dessous travers le rideau et deviner la plate-forme tournante.

Le basket, 20h :
Incroyable, on commence l'heure ! Le rituel connu de tous commence: animation camra ("amoureux ?", "Prouvez-le" et a s'embrasse ferme Forest National !) puis vient l'hilarante partie de basket ! Tout a est vraiment bien foutu pour chauffer un public. Les deux ballons exploseront deux minutes d'intervalles et on finira la partie avec une balle toute jaune et dj rapice. Cela n'empche pas la victoire clatante de mon quipe (rouge) 12 paniers contre 9 pour les bleus ! Plus que quelques minutes...

Je marche seul, 20h30 :
Comme son habitude JJG entre seul sur scne avec sa guitare, le choix de la chanson est amusant et illustre ses dplacements jusqu'... la petite scne ! (youpi !) Honntement je dois dire que je ferai plus attention la chanson la prochaine fois car dans la fosse, entre les cris les applaudissements et les chanteurs en herbe, on n'entendait pas grand chose. Qu'importe le plaisir est l ! JJ rien que pour nous et visiblement en forme.

Speech :
"En fait je suis seulement la premire partie... Ah, on vous a pas dit ?!" Humour certifi Goldman. En attendant le "vrai chanteur avec un costume de scne", on rpte les choeurs. C'est vraiment une excellente ide : a instaure du dpart une relation privilgie entre le chanteur et son public, a finit de chauffer la salle, c'est drle et a va viter les frquentes cacophonies. On est quand mme venus pour chanter, alors autant le faire en vrais "professionnels". "Sur Ensemble, la difficult ce sont les paroles. Alors coutez bien, a fait: Ensemble, ensemble, ensemble et ainsi de suite" ! Ça a t assez vite, les gens connaissaient bien les chansons. Les choses srieuses peuvent commencer...

Nos mains :
Orchestration classique, bien mene. Dj l'occasion de tester les nouveaux "choristes". On commence doucement, mais je suis dj conquis. Sauf que Goldman s'est coll juste au niveau du petit baffle qui me barre la vue... Miracle, quelques minutes aprs, il se retrouve pile entre deux baffles et y restera.

Petite fille :
Premier ravissement du concert. A l'coute de l'intro mon oreille panique, je crois reconnatre la chanson, mais non a n'est pas possible ? Et si ! Le rve, "Petite fille" enfin en live ! L'orchestration est un peu plus rythme que sur l'album, c'est du bton. Les images qui dfilent derrire sont trs propos et rappellent qui le veut que Goldman est bien un auteur "politisable".

Encore un matin :
Enchanement sur "Encore un matin", je l'ai reconnu ds les premiers accords. C'est encore une super bonne surprise, un vieux tube un peu tomb dans l'oubli et la deuxime participation du public, a commence dpoter ferme ! Pendant que le soleil se lve derrire les musiciens, Goldman nous refait le coup de la tourne FGJ, l'intro est coupe net et le noir se fait, mais cette fois l'quipe se la joue automate sur scne, a donne assez bien, quoiqu'une fois aurait suffit au lieu de trois.

Une poussire :
Quand mme une chanson de CPLP ! Je reconnais vite l'intro, apprcie l'arrive sur scne de "vrais" instruments orientaux et puis viennent les "Hinhinhinhin...". Le pied ! Je serais venu rien que pour a ! "Dans ce dsert" (un, deux, et demi...) "Hinhinhinhin!"... Final rock trs russi, les guitares sont en forme !


Je voudrais vous revoir :
J'ai dj perdu toute notion du temps quand Goldman dcide de faire retomber la pression. C'est l'heure du superbe "Je voudrais vous revoir", que j'aurais bien vu en ouverture ou en final, avec son mini bagad trs russi et les tambours la fin, premire surprise... Joli speech de JJG : "Cette chanson est un peu spciale, parce qu'elle ne s'adresse pas tout le monde. Dj les moins de 20 ans... Et puis mme les moins de 30... A la rigueur 40... Mais c'est surtout aux gens de mon ge qu'elle s'adresse, ceux qui ont dj accumul des souvenirs... Vous savez, un soir on range des vieux papiers et on tombe sur une ancienne photo de classe... on recroise son regard... On se demande ce qu'elle, ou il, est devenu..."

Juste aprs :
Aux premires notes du piano, on peut sentir le tension monter dans la salle. Une chanson du "trio", sans son tiers... JJ et Michael Jones commencent par se partager les rpliques de Carole et puis... "Une cigarette" L'image de Carole apparat sur l'cran et c'est un grand moment d'motion. Le public crie et applaudit tout rompre pendant toute la minute de "silence". Impeccable conclusion de Jones "Qu'est-ce qu'on peut bien faire, aprs a ?" et beau final avec les instruments qui s'effacent et le piano qui ralentit. Respect.

En passant :
J'exulte. MA chanson retrouve le mrit chemin de la scne, l'motion est palpable et le solo final dchire les entrailles. Superbe.

Veiller tard :
Les musiciens ont rejoint la scnette. "On va rester encore un peu dans cette ambiance si vous le voulez bien...". Bien sr JJ, on ne demande que a ! Et voici la superbe version un peu bluesy dj entendue sur RTL 2. Goldman a un air trs srieux tout d'un coup. Un doute me traverse l'esprit: y vont quand mme pas nous refaire tout le concert du Rservoir sur l'avant-scne ? Et bien, part l'intro d'"Ensemble", non ! Tant mieux. D'ici-l, savourons le saxo  dchan de Christophe Ngre, trs impressionnant (y compris pour Goldman en croire sa tte, que j'ai en gros plan). 

Et l'on y peut rien :
Aprs avoir manqu de me faire assommer par une mini-batterie sortie sans grandes prcautions de sous la petite scne par les techniciens, je dcouvre Goldman un violon la main. Natacha ? Comme toi ? Tournent les violons ? Et l'on n'y peut rien bien sr ! Aprs une intro plutt calme (grce la flte de Christophe Ngre), l'ambiance commence monter. Sur les couplets, Goldman commente les paroles en agitant son archet. Et qu'on tape dans les mains et qu'on chante... On en oublierai presque que Goldman a un peu de mal monter dans les aigus et que a lui donne l'air contrari ! Et puis : les danseurs ! Les danses folkloriques irlandaises, c'est pas franchement mon truc, mais je dois dire que l c'tait excellent, surtout quand nos amis polonais (de Lublin si j'ai bien compris) se sont avancs sur la passerelle orange pour danser. Sur la petite scne, JJ&Co enchanent avec des petits mouvements ridicules du bassin... bientt suivis par les danseurs pro! Tout a remporte un franc succs mrit, la troupe est trs applaudie.

Tournent les violons :
Elle le sera aussi ici, grce la valse trs classe en contre-jour. Quel plaisir vraiment cette chanson ! Goldman dsigne d'un geste Christophe Deschamps comme tant le "beau lieutenant" ! Claude Le Péron joue de la vielle pour l'occasion (!) et la petite scne se met tourner. Wouhou... NB: D'aprs un des croquis refus de Zep, dans le programme, la chanson devait originellement s'appeler "Tournent les vies".

Ensemble :
Les connaisseurs auront reconnu l'intro d'Ensemble dj joue sur RTL2, le reste de la chanson (malgr un canon plutt discret) prend une toute autre dimension avec l'intervention du public sur le refrain. Prestation salue de deux pouces en l'air par le matre de crmonie !

On ira :
C'est le moment de retourner sur la "vraie" scne, mes voisins et moi signalons notre opposition cette mesure ! Pour nous consoler, voici venir "On ira" et ses images d'autoroutes parisiennes derrire (c'est pas trs exotique mais c'est tout prs de la maison...). Il semble que Goldman tienne garder la note plus nostalgique instaure sur la tourne 98 en disant "On ne changera plus le monde", au lieu de "On ne changera pas le monde". Puis vient la transition de la mort qui tue : "Un jour on partira... L-bas... o tout est neuf et tout est sauvage... Dans un continent sauvage, mais alors sans grillage... J'achterai deux tickets pour un beau voyage... Nos corps allongs sur la plage... Entours de plein de coquillages... H oui, j'cris des chansons... etc..." puis "Hein, quoi, pour le prix du billet tu prfrerais une nouvelle voiture (public : houuuuu...).... avec un lecteur DVD si possible... Et un nouveau tlphone portable comme ta copine... bon ben... c'que tu veux c'est des choses, quoi !"

Les choses :
A l'applaudimtre, voici sans doute la chanson la plus populaire du dernier album. Il faut dire que a donne sur scne ! Quelle nergie ! Dommage, un peu trop de flte quand mme... Puis les danseurs reviennent, portant des barricades et encerclent les musiciens au cri de "Prisonnier des choses" de Goldman (il m'a fallu deux fois pour comprendre, articulation quand tu nous tiens...!). Jones enchane, barricad, le monstrueux solo final, la classe ! Les barricades se retournent, elles sont marques "Leidenstadt". 

N en 17 Leidenstadt :
Aprs le passage intimiste, nouvelle gageure que d'imposer cette chanson hors-normes un moment chaud du concert. Russi, ne serait-ce que parce que JJG passe au piano ! Des images remontes du clip dfilent derrire, le public se dchane sur le couplet final ("On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres...") 

C'est pas vrai :
Le noir s'est fait. Goldman attaque quelques notes de blues, je crois un instant "Tout tait dit". Mais non, il commence chanter "Oooooh... Hoho... Au... Au revoir... (public : Nooooooooonnn) C'est la dernire... (Public : Noooooooon) C'est le dernire, dernire chanson.... (Public.... Noooonnn) Mais.... C'est pas vrai !!" La version live, avec beaucoup moins de botes rythme et beaucoup plus de guitares lectriques est vraiment d'enfer, mme si toutes les rpliques ne sont pas au rendez-vous. Le petit jeu scnique de Jones et JJ qui se disputent le micro est amusant, la boule facettes gantes aussi ! Dire qu'il y avait de l'ambiance dans la salle serait un doux euphmisme...

Il suffira d'un signe :
Quand Goldman enchane sur son tube de toujours, le public s'affole... Un plus que prvu visiblement ! Tout le monde semble plutt surpris quand les musiciens rpliquent "C'est pas vrai" et JJG "C'est certain" ! Suit le medley/prsentation des musiciens qui plat bien. Il fallait entendre tout FN entonner "La digue du cul" avec Claude Le Péron !

Gnrique :
tait-ce vraiment indispensable ? L'intention est bonne mais le rsultat est un peu cassant... On aurait au moins mrit de la musique live dessus, non ? Une furtive image de Carole est encore trs applaudie. Quoi qu'il en soit le "Il n'y aura pas de rappel. C'est pas vrai!" entonn la fin du medley se vrifie, on frle l'incendie dans la fosse !

Nuit :
Les jeux de lumire sont simplement magnifiques. Les "tourneurs" de feu trs applaudis. Le subtil changement dans les paroles anglaises assures par Michael Jones (les "I" (je) sont remplacs par "she" (elle) et le thme du dpart rend un hommage discret et poignant Carole) est vraiment classe. Tout comme le solo guitare (encore un, que c'est bon). 

Envole-moi :
Au premier bruit mtallique, j'ai reconnu l'intro d'Envole-moi version live 94. Pas de grandes nouveauts par rapport cette version, mais quel rgal. PUT*** quel rgal !!! Enfin, quand je dis "pas de changement"... Le soulvement de la scne est aussi russi qu'inattendu ! Mais comment font-ils a ?! Plac bien en face de la scne, on avait vraiment l'impression qu'ils taient 90! Et on remet a au deuxime refrain, la scne monte encore ! C'est hallucinant, gnial ! Rock'n'roll !

Puisque tu pars :
Jean-Jacques revient sur la petite scne (ouiii!) pour nous confier "des banalits, mais qui sont vraies". Le rendez-vous de Fort National serait un incontournable, une assurance de faire la fte. "Ça fait du bien d'tre revenu !". En tous cas, nous on a pris notre pied ! Goldman tient dans ses mains une magnifique guitare lectrique grise mtallise. Le bel objet sort des notes plaintives et une version intimiste de "Puisque tu pars" commence... L'impression troublante d'avoir t projet dans les annes 80... Tous les musiciens et danseurs entonnent le refrain sur la grande scne. On ne les entend pas trs bien, mais le charme est l. "Sachez qu'ici reste de vous, comme une empreinte. Indlbile". Et dpart traditionnel sur les nappes de synths dj entendues quelque part... Sur les nappes de synths, donc, toute l'quipe s'avance en file indienne en s'engage dans la passerelle orange qui mne la petite scne. Chaque fois qu'un musicien arrive sur cette scne, il s'y arrte et serre les mains des danseurs (et des techniciens ?) qui passent et s'en retournent, comme dans un dfil de mode (d'ailleurs, il s'taient changs). A la fin, ne restent que nos six stars qui, aprs avoir salu tous vents et s'tre serrs dans les bras, s'en va dfinitivement en tapant les mains du public alentour la passerelle. La prochaine fois je retournerai dans les gradins comme mon habitude, mais je ne regrette pas d'avoir fait une fois un concert dans la fosse, l'ambiance tait grandiose !  

Mentions spciales :
A la fille derrire moi, qui chantait trs fort et trs faux (mais c'est de bonne guerre...) et son ami plus occup commenterle va et vient des techniciens qu' couter les chansons... A mon couple de voisins dont l'homme avait lu sur Internet qu'il fallait se placer o nous tions, et qui fait donc peut-tre partie de cette liste. A l'orage qui a clat juste pour ma sortie du concert, alors que la journe avait t splendide !

En conclusion :
Assurment un des meilleurs concerts de Goldman, ou devrais-je dire "show", car c'est vraiment parti dans tous les sens, l'image de CPLP. Un sommet, avec une programmation finalement assez audacieuse (qui a dû pas mal changer en cour de route d'aprs les autres rcits parus ici) destine avant tout aux fans. Les guitares taient au poil, les voix aussi. "Tourner avec vous est un vrai bonheur. Alors merci. Voil, c'est dit. "Regrets ? Pas de "Un got sur tes lvres" qui aurait vraiment eu sa place dans le concert, des fltes un peu trop prsentes, une seule chanson d' "Entre gris clair et gris fonc", aucune du premier album... Mais rien de grave. Comme au 16 janvier 1999, je suis pas prs d'oublier cette soire. Vivement samedi et dimanche soir, j'emmne mes amis... 

Matthieu REYNAERT ;o (18 ans)

09 mai 2002
Tous droits rservs

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