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Une poussière

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Auteur : Jean-Jacques Goldman
Compositeur : Jean-Jacques Goldman
Editée par : JRG

Version originale
Année : 2001
Interprétée par : Jean-Jacques Goldman
Distribuée par : Columbia / Sony Music

 

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Année Interprète Support Référence Pochette
2001 Jean-Jacques Goldman CD Chansons pour les pieds COL 504 735-2
2003 Jean-Jacques Goldman K7 Un tour ensemble COL 510 500-4
2003 Jean-Jacques Goldman CD Un tour ensemble COL 510 500-2


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Dans ce désert
Torride enfer
Une poussière

Dans vos silences
Le vide immense
Quelqu'un s'avance

Que nous veut-il ?
Paisible ? Hostile ?
Ainsi soit-il

Est-ce un fou de Dieu ? Est-ce un missionnaire ?
Est-ce un de ces blancs docteurs ou bien militaires ?
Est-ce un aventurier, un vendeur, un touriste ?
Est-ce un riche trop riche attiré par le vide ?
Dans ce désert, une poussière

L'or ou le fer ? Frères que faire ? Une prière

Est-ce un colonial, un conquistador ?
Est-ce un des nôtres qui nous fera pire encore ?
Est-ce un rallye de machines hurlantes et sauvages ?
Est-ce une tempête qui noiera tout sous le sable ?
Dans ce désert, une poussière

C'est le monde et ses maladies
C'est le monde qui vient par ici
Pauvre monde, malade et transi

Vois le monde, sa mélancolie

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Jean-Jacques Goldman : Je me rappelle une discussion avec Renaud sur la chanson pour l'Ethiopie. Le texte disait "victimes de nos bombes, de notre argent". Je lui ai appris, informé par mon père, que l'Ethiopie n'avait jamais été colonisée. Il n'était donc pas possible de se contenter de nous accuser sans parler, par exemple, des pays voisins qui ont des milliards grâce au pétrole. On n'est pas les seuls coupables. "Est-ce un colonial, un conquistador ? Est-ce un des nôtres qui fera pire encore ?" Sans défendre le colonialisme : il suffit de voir les exemples de l'Algérie ou Madagascar. L'Occident est mélancolique sur certains aspects, pas globalement. On se pose des questions qui n'ont pas cours en Nouvelle-Guinée ou à Ouarzazate. Eux qui souhaitent venir vivre chez nous voient débarquer des caricatures de cette mélancolie, des voyages organisés, des rallyes, des gens qui s'ennuient, qui creusent pour trouver du pétrole ou qui veulent faire le bien à tout prix. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas y aller. Je suis le premier à faire du trekking ou du vélo. Mais cette situation théâtrale pourrait leur sembler un peu rigolote si elle n'était si tragique pour eux.

J'adore l'idée que l'amour se joue de nous
Télémoustique, le 12 décembre 2001


Eric Jean-Jean : Ce que j'aime bien, c'est les thèmes de Goldman, c'est une espèce de petit film. Il y a une jolie chanson qui s'appelle "Une poussière", c'est une vraie image, tu es dans le désert, le narrateur est dans le désert.

Jean-Jacques Goldman : Oui, c'est un type qui vit dans le désert depuis des générations et des générations, un homme du désert, un touareg, et qui soudain, voit un truc au fond.

Eric Jean-Jean : En fait c'est toutes les interrogations qu'on peut se poser autour de ce que l'on ne connaît pas, ce qui arrive et ce qui peut nous arriver.

Jean-Jacques Goldman : Oui, est-ce que c'est bien, est-ce que c'est mal, est-ce que c'est une bonne idée, est-ce que c'est pas une bonne idée. Une chanson sur le mondialisme ou pas ! [rires]

Eric Jean-Jean : C'est moins violent que ce qu'a pu écrire Noir Désir sur le nouvel album, je ne sais pas si tu l'as eu, où ils sont vraiment anti-mondialisation.

Paroles et musiques
RTL, le 15 décembre 2001


Laurent Boyer : Ce chant très techno avec des accents berbères derrière, avec des voix, des balades de voix, est-ce qu'il y a une inspiration pour ce titre ?

Jean-Jacques Goldman : Non mais ce ne sont pas des choses qui ont été inventées maintenant. C'est-à-dire que nous, on a traversé le rythm and blues, on a traversé le disco surtout, donc toutes ces musiques de danses. C'est plutôt des références à ça, plutôt que des nouvelles musiques de danses où là je suis un peu largué !

Fréquenstar
M6, le 16 décembre 2001


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il y a une chanson que j'adore dans l'album, c'est "Poussière" ! Elle a une rythmique parfaite ! Il n'y a qu'une chose, et c'est assez courant dans les albums de JJG, c'est que t'as pas envie que la chanson s'arrète ! Dans "Poussière" , la fin est crescendo; ça explose, et il fait le fondu... arrrgh.

Cédric Le Claire
En passant, 26 novembre 2001



Ce que j'adore dans cette chanson ce sont ses cris à la fin de chaque phrase du couplet ! C'est très Goldman et c'est très super !

Matthieu Reynaert
En passant, 26 novembre 2001



1. Approche textuelle
La structure de cette chanson est assez proche, pour ne pas dire très proche, d'une cousine éloignée : "A-quoi-tu-sers ?". Ne serait-ce d'abord que par le titre : même nombre de syllabes (U-ne-pou-ssière") et même rime en "r" (cette dernière dominant d'ailleurs l'ensemble des deux chansons). C'est du moins la chose qui m'a frappé à la première écoute.

Ensuite, la structure du texte elle-même est parente de celle de "A quoi tu sers".

En premier lieu, un fait anecdotique : les deux chansons ont chacune une intro (rappel : le vrai titre de l'une est "(Intro) A quoi tu sers ?") qui donne l'ambiance générale de la chanson, celle d'un éveil ou d'un réveil. D'un côté, le début d'un album - "Entre gris clair et gris foncé" - les chansons commencent, les voix se calent, les instruments s'accordent, on prend les "poses de combat" ; de l'autre, le soleil (dont la lune se méfie... ;-) ) se lève sur une nouvelle journée. Alors les gens se lèvent à leur tour, ils relèvent la tête et voit un nuage "de poussière" qui se lève au loin...

En second lieu, une fois l'intro passée, la construction du texte est proche. Si l'on met les deux côte à côte, on peut remarquer que les groupes de vers de quatre syllabes ("Dans-ce-dé-sert, to-rri-d'en-fer, etc..." contre "A-quoi-tu-sers ? Pour-quoi-t'es-là ?...etc) sont suivis d'un groupe de vers plus longs (majoritairement alexandrins) bâtis sur la même structure (les "Est-ce..." ceci-cela contre les "Y'en a qui..." font ceci ou cela). On peut noter au passage que dans les deux cas, ces vers plus longs sont davantage dits que chantés. Enfin, les deux textes sont essentiellement construits sur le mode interrogatif (forme que l'on retrouve d'ailleurs dans "Chansons pour les pieds" sur "Un goût sur tes lèvres").


2. Approche musicale
Il est clair que le style d' "Une poussière" est fortement connoté. C'était le but : faire "technoriental". Néanmoins, on peut ressentir ici aussi une impression de "déjà entendu". Tout d'abord, les nappes de synthé qui ouvrent la chanson sont voisines (pour ne pas dire identiques) de celles de "Encore un matin" ou de "Juste quelques hommes". Dans les trois chansons, JJ a voulu rendre cet effet "d'éveil" déjà évoqué plus haut.

De même, la première guitare qui crée l'ambiance du début rappelle sans doute à cause de ce même son caractéristique- l'intro de "Là-bas". A l'écoute de ces deux chansons, on imagine assez bien un horizon aride, rendu flou par l'effet de chaleur dans l'air. Ensuite les "hein-hein-hein-hein" récurrents qui ponctuent chaque vers d' "Une poussière" rappellent un peu les "nein-nein-nein-nein" de la version live de "Américain", tout comme les "tam-tam-tadoudam...." qui viennent en écho de chaque vers des couplets dans la suite de la chanson. Au passage, "Américain" ("Dans ce pays soleil, de sable et de pierre"...) suit "Encore un matin" sur "Positif"....

Enfin, l'instrumentation et les arrangements positionnent bien la chanson dans le registre oriental (oud, percussions...). Khaled n'est pas loin...

Alors que faire de ces multiples analogies ou correspondances qui n'enlèvent rien à la qualité et à la singularité (voir la suite) d' "Une poussière" ? Je n'ai pas de réponses toutes faites. Comme dans les paroles d'une chanson, chacun verra ce qu'il voudra. Et comme les témoins de la chanson dont il est "question" ici, je pose davantage de questions que je n'ai de réponses à donner : JJ se copie volontairement ? Il se répète inconsciemment ? Il se parodie ? Il manque d'inspiration ? Il ne fait que ce qu'il sait bien faire ? Il est doué mais pour un style Goldman "bien identifié" qui a forcément tendance à se répéter ? Les faits sont là, de plus en plus évidents depuis "En passant" : chacun jugera !

3. Exégèse : à lire en écoutant la chanson...

A l'aube d'un jour nouveau, le vent chaud souffle (nappes graves de synthés) sur une vaste étendue de sable. A perte de vue : "ce désert". Puis le soleil perce à l'horizon (nappes aiguës), les premières lueurs orangées apparaissent. Les habitants tranquilles d'une oasis s'éveillent lentement (apparition de la guitare). Premiers mouvements. Alors, le muezzin appelle à la prière (introduction du "hein-hein" répétitif, hypnotique, si caractéristique de la musique orientale).

La chaleur s'élève avec le soleil (la guitare se fait de plus en plus présente). Les touaregs s'affairent. Le tempo s'accélère légèrement jusqu'à une pulsation "tranquille" (techno si l'on veut, mais quand même pas hard core...) qui frappe le rythme de ce début de journée. Nous y sommes : un petit village ou un campement de nomades "silencieux", au milieu du "désert" que la chaleur montante transforme en "enfer".

Soudain, un nuage, une ombre, apparaît à l'horizon : "une poussière", un "grain de sable" au regard de l'immensité monochromatique et aphone qui se perd à l'infini. Qui vient troubler le quotidien de ces bergers étonnés par une présence insolite ? Devant l'inconnu, le coeur et la raison balancent entre un sentiment naturel d'hospitalité, d'ouverture, de découverte et la peur de l'étranger ("Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs..."). D'ailleurs, le mal sournois s'approche, s'insinue : le crotale siffle en ondulant sur le sable (apparition du tambourin). Alors, dans le doute, "Inch'allah" (Ainsi soit soit-il !).

Mais la curiosité aussi s'éveille : les questions se bousculent...

Un intégriste ? Fondamentaliste ? Un croisé en guerre sainte, parti au djihad ? Un "guérisseur" d'une ONG ? Un roi mage ? Un marchand de tapis... d'orient ? La caverne d'Ali baba ou les épées de Gengis Khan ?

Tant de choses possibles face au néant. Premier temps d'arrêt. Stupeur. Que faire ? Prier !

Voilà qui ne répond malheureusement pas à toutes les interrogations...

Un fantôme du passé revient-il nous asservir ? Mais aujourd'hui, l'un de nous ne pourrait-il pas être notre pire ennemi ? Pourquoi pas le Paris-Dakar ? C'est bien la saison, non ? Ou bien encore, la colère de Dieu : les éléments semblent se déchaîner ?

Mais la poussière n'a toujours pas livré son secret. Nouvelle pause (silence marqué) : le fléau vient de disparaître derrière une colline. Angoisse. A quoi s'attendre ?

Ça y est ! Le voilà ! Il surgit de derrière la dune : un convoi rapide et bruyant (pont musical infernal - cris, klaxons) débarque en trombe. Son équipage n'est pas forcément mal intentionné (les cartes mentionnaient-elles d'ailleurs la présence de ce village ?) mais apporte avec lui la violence naturelle, inévitable, comme quand la mer vient frapper les rochers. Cet "enfer" là aussi sera sans doute pavé de bonnes intentions. Dès l'arrivée tonitruante, l'assaut du progrès trouble inévitablement la quiétude du village. La suite de l'histoire ne fera que confirmer cette entrée en matière : nouveaux microbes, nouveaux alcools, nouveaux besoins à satisfaire, nouvelles frustrations quand ces hommes étaient comblés du peu qu'ils possédaient. Bref, de nouveaux "mirages" dans ce désert...

Le convoi s'éloigne comme il est venu (effet de fade out, le son diminue jusqu'à se perdre) mais il est trop tard : le mal est fait ; les vies seront à jamais marquées par ce passage éclair. L'étranger est arrivé, a changé les données, puis est reparti sans réparer les dégâts... "collatéraux".

Berbères dépouillés de leurs biens ? Guerriers Masaï déportés aux champs de coton ? Indiens Guaranis convertis puis décimés par le feu et les maladies ? Indiens d'Amérique devenus alcooliques, parqués dans des réserves ? Que faut-il vraiment penser de la soi-disant "civilisation", de cette "poussière" au loin, là-bas, qui a tant réduit en "poussière" ici ?

Moïse Rotat
En passant, 7 janvier 2002



Moïse, tes remarques sont très intéressantes, et je me penche surtout (forcément) sur le côté "guitaristique" de la chose. Les quatre titres que tu cites ont tous été interprétés par le regretté guitariste Patrice Tison.
Et étrangement, ce sont les titres que Goldman (juste..) ou Michael Jones (Là-bas, Encore un matin) donnent en exemple pour illustrer le talent de Patrice Tison.

Alors, finalement, ce n'est pas un hasard si des sonorités proches se retrouvent dans ces morceaux, et les ambiances avec.

Ça prouve que des musiciens, Tison en l'occurrence, d'autres ailleurs, peuvent apporter leur touche propre, même sur un CD de Goldman. Ça permet aussi de saluer la mémoire du défunt guitariste.

Julien Chosalland
En passant, 8 janvier 2002



Ah !!! Enfin quelquun qui a remarqué la similitude avec Encore un matin dans lintro. Jirais même plus loin que toi en considérant que certains gimmick de guitares sont strictement identiques. Ceci sexplique facilement par le fait que cest Patrice Tison, lami guitariste de toujours qui a participé à tous les albums studios de JJ (et qui malheureusement est mort juste après lenregistrement de "Chansons pour les pieds" sur "Un goût sur tes lèvres"...)  qui a réalisé les "Guitares magiques" dans les 2 chansons.

Jadore cette intro. En fait je naime d Une poussière que les 211 premières minutes. Pourquoi ?? Au départ cétait pire je naimais que lintro, les vocalises orientales de JJ me tapant légèrement sur les nerfs... Et puis avec le temps... Non, les 211 premières minutes correspondent à la première rythmique de la chanson : très techno, très orientale, tout à fait en adéquation avec son appellation. Mais à partir de ces 211 minutes JJ (ou Erick Benzi ou les deux) décident de rajouter une rythmique plus classique avec un pied de grosse caisse et une caisse claire, tout ça très binaire, au détriment, à mon avis, de la première rythmique, plus syncopée, plus originale aussi... Cest dommage je trouve, davoir eu une si bonne idée et de la ternir avec cette deuxième rythmique beaucoup plus banale.

Ceci dit Une poussière reste une de mes préférées (avec Un goût sur tes lèvres) de cet album que dans lensemble je nai pas vraiment aimé. Mais ça, cest une autre histoire ...

PJH
En passant, 8 janvier 2002



Certains ne l'aiment pas à cause de la musique et du rythme de cette chanson. En ce qui me concerne, je ne crois pas que JJG ait vraiment fait quelque chose de nouveau musicalement parlant avec cette chanson. Moïse parlait de "A quoi tu sers", et j'avais effectivement fait cette comparaison. Peut-être que ce qui énerve c'est cet espèce de youyou goldmanien, mais moi je trouve ça marrant. Ce n'est pas pire que "Tu m'as dit" quand il chante très rapidement. Enfin bref, moi j'aime bien cette chanson, d'un point de vue musical dans un premier temps.

Côté texte, celui-ci est encore une fois riche et en même temps facile à comprendre. Il explore un thème qui lui cher, "l'invasion" des pays riches vers les pays défavorisés.

Sans reprendre phrase par phrase, j'ajouterai quelques remarques à celle de Moïse :
01. Dans ce désert
02. Torride enfer
03. Une poussière
04. Dans vos silences
05. Le vide immense
06. Quelqu'un s'avance
07. Que nous veut-il ?
08. Paisible ? hostile ?
09. Ainsi soit-il
(Une poussière)
01-09 : Quelqu'un arrive dans le désert. Qui est-il ? D'où vient-il ? Que veut-il ? Nul ne le sait car il s'est invité tout seul, et vient à notre rencontre.
10. Est-ce un fou de dieu ? Est-ce un missionnaire ?
11. Est-ce un de ces blancs docteurs ou bien militaires ?
12. Est-ce un aventurier, un vendeur, un touriste ?
13. Est-ce un riche trop riche attiré par le vide ?

16. Est-ce un colonial, un conquistador ?
17. Est-ce un des nôtres qui nous fera pire encore ?
18. Est-ce un rallye de machines hurlantes et sauvages ?
19. Est-ce une tempête qui noiera tout sous le sable ?
(Une poussière)
10-19 : Voici les hypothèses pour identifier cette chose qui s'avance, si loin encore à l'horizon qu'elle n'apparaît pas plus grosse qu'un grain de sable. On retrouve quelques clichés dans ces questions, et des faits concrets, historiques : En quelques phrases, on parle des croisades, des légionnaires, des ONG, du tourisme, des "plein d'fric" qui viennent faire un safari en Afrique pour se distraire, des colonies, des invasions, du Paris-Dakar, de la nature...

10 : Le terme "fou de dieu" est ici troublant de par l'actualité. Je me demande si JJG a employé ce terme par rapport au temps des croisades, ou par rapport aux fous actuels comme Sadam Hussein qui agit au nom de la religion, et bien sûr Ousama Ben Laden, dont on parlait beaucoup déjà à l'époque à laquelle il a dû écrire cette chanson.

17 : Ensuite, j'ai dû mal à comprendre ce qu'il veut dire par "Est-ce un des nôtres qui nous fera pire encore". Pour moi, il reflète le conflit israélo-palestinien. Lors de la bataille du Kippour en 1973 (si je me souviens bien), des combats violents avaient eu lieu dans le désert, entre pays issus de la même région, les Israéliens se battant contre les Égyptiens. Quand des étrangers, des occidentaux, viennent, c'est souvent avec leurs grands sabots, en disant on est les plus forts, vous avez ça et on va le prendre, mais c'est plus par intérêt que par haine, alors que pour le conflit israélo-palestinien, c'est la haine qui est présente et c'est bien pire. Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre.

16 : Pour le "conquistador", par contre, j'ai un léger doute. Historiquement parlant, je ne me souviens pas qu'ils aient conquis l'Afrique du Nord ou le Moyen-Orient. L'époque des Conquistadors était plus orientée vers l'Amérique du Sud il me semble, mais je ne suis pas historien, alors si quelqu'un peut me donner l'explication...
15. L'or ou le fer ? Frères que faire ? Une prière
(Une poussière)
15 : Cette phrase seule résume tout. Il y a eu autant d'invasion de la part des "méchants" qui venaient passer tout le monde par l'épée et s'approprier les richesses, que de "gentils" qui viennent pour aider la population ou viennent en vacances ou en safari... Et bien souvent, les peuplades de ces régions n'avaient aucune alternative, si ce n'est de prier.
21. C'est le monde et ses maladies
22. C'est le monde qui vient par ici
23. Pauvre monde, malade et transi
24. Vois le monde, sa mélancolie
(Une poussière)
21-24 : Quelles sont les maladies du monde ? Pour moi, ce sont les 7 péchés capitaux. Ceux-ci poussent ceux qui ont la puissance à se diriger vers les pays les plus pauvres afin d'en tirer profit au maximum. Dans la chanson de Michel Sardou "Le temps des colonies", il y a cette phrase : "Y'a pas d'café, pas de coton, pas d'essence, en France, mais des idées, nous on en a, nous on pense...". C'est exactement cette idée qu'il faut garder. On a un monde en deux dimensions : d'un côté les pays riches et de l'autre les pays pauvres, et les pays riches exploitent les pays pauvres en prenant ce dont ils ont besoin (ressources, main-d'oeuvre...), et font acte de présence lors des conflits ou quand il y a des famines via les ONG pour leur montrer leur gratitude, mais c'est insuffisant. C'est prendre 100 unités pour en rendre 10, et encore je suis généreux... mais l'on n'y peut rien.

Skippy (Cyrille D.)
En passant, 10 janvier 2002



Vous êtes vraiment incroyables... Une chanson sort un peu du "style Goldman" et vous vous empressez de cracher dessus !

Pour moi, le texte de "Une poussière" est une petite merveille, peut-être même le plus beau texte de "Chansons pour les pieds"...

Jean-François Herbillon
En passant, 27 février 2002



Jean-François Herbillon a crit :

Vous êtes vraiment incroyables... Une chanson sort un peu du "style Goldman" et vous vous empressez de cracher dessus !
Je ne suis pas du tout d'accord avec toi, si je n'aime pas "Poussière", ce n'est pas parce que c'est différent, au contraire: j'ai aimé la country de "Elle a fait un bébé" et le zouk de "A nos actes manqués", le concept "melting pot" de "Que disent les chansons du monde" me plaît énormément et je considère "Les murailles" comme un pur bijou ! En outre, l'idée d'une techno orientalisée m'avait séduite: j'avais trouvé "Benelos" plutôt sympa (même si je n'y connais strictement rien en techno) et la musique orientale est généralement assez envoûtante. Je te dirais même franchement - au risque de te faire bondir - que si il n'y avait que la musique, ce serait parfaitement supportable, mais pas avec de tels hululements !

Christine Tascher
En passant, 27 février 2002



 

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