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Et l'on n'y peut rien

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Auteur : Jean-Jacques Goldman
Compositeur : Jean-Jacques Goldman
Editée par : JRG

Version originale
Année : 2001
Interprétée par : Jean-Jacques Goldman
Distribuée par : Columbia / Sony Music

 

Reprises O trouver ce titre Retour au menu

Année Interprète Support Référence Pochette
2001 Jean-Jacques Goldman CD Chansons pour les pieds COL 504 735-2
2003 Jean-Jacques Goldman CD promo 1 titre SAMPCS12860
2003 Jean-Jacques Goldman K7 Un tour ensemble COL 510 500-4
2003 Jean-Jacques Goldman CD Un tour ensemble COL 510 500-2
2003 Jean-Jacques Goldman CD 2 titres COL 673 797-1
2003 Jean-Jacques Goldman CD 3 titres COL 673 797-9
2003 instrumental CD 3 titres COL 673 797-9
2003 Jean-Jacques Goldman DVD 3 titres COL 673 797-7
2003 karaoké DVD 3 titres COL 673 797-7


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Comme un fil entre l'autre et l'un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément

Et tout un peu tremble
Et le reste s'éteint
Juste dans nos ventres
Un noeud, une faim

Il fait roi l'esclave
Et peut damner les saints
L'honnête ou le sage
Et l'on n'y peut rien

Et l'on résiste on bâtit des murs
Des bonheurs, photos bien rangées
Terroriste, il fend les armures,
Un instant tout est balayé

Tu rampes et tu guettes
Et tu mendies des mots
Tu lis ses poètes
Aimes ses tableaux

Et tu cherches à la croiser
T'as quinze ans soudain
Tout change de base
Et l'on n'y peut rien

Il s'invite quand on ne l'attend pas
Quand on y croit, il s'enfuit déjà
Frère qui un jour y goûta
Jamais plus tu ne guériras

Il nous laisse vide
Et plus mort que vivant
C'est lui qui décide
On ne fait que semblant
Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient
Ainsi fait l'amour
Et l'on n'y peut rien

Les chansons appartiennent  ceux qui les coutent Les chansons sont souvent plus belles... Retour au menu

Bertrand Dicale : Vous employez dans la chanson Et lon ny peut rien le mot terroriste pour parler de lamour. Avez-vous pensé à le corriger après les événements récents ?

Jean-Jacques Goldman : Non, pas du tout. Le terrorisme nest pas né le 11 septembre.

Bertrand Dicale : Mais il est plus présent que jamais dans lactualité.

Jean-Jacques Goldman : Je ne place pas la chanson à ce niveau-là. On ma demandé si ça ne me gênait pas de sortir un album gai dans un tel contexte. Mais je ne vois pas en quoi mes chansons peuvent peser dans ce contexte.

Goldman : "Une chanson ne change pas la vie"
Le Figaro, le 10 décembre 2001


Jean-Jacques Goldman : La chanson parle du côté incontrôlable de l'amour. J'adore l'idée que quelque chose se joue de nous, de n'importe qui. J'ai vu des couples extraordinaires se fendiller sur une rencontre improbable, une petite ou bien un maître nageur. C'est fascinant. Peut-être qu'à ce couple manquait un petit plus, ce petit côté inhumain, déraisonnable

J'adore l'idée que l'amour se joue de nous
Télémoustique, le 12 décembre 2001


Joëlle Lehrer : Avez-vous essayé de danser sur vos nouvelles chansons ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, j'ai fait une farandole sur "On n'y peut rien" au cours d'une soirée avec des amis !

Jean-Jacques Goldman mène le bal !
Le Soir Magazine, le 14 décembre 2001


Eric Jean-Jean : Alors j'ai ressorti quelques thèmes : l'amour, "Et l'on n'y peut rien". Une jolie chanson. "Et tu cherches à la croiser, t'as 15 ans soudain, tout change de base et l'on n'y peut rien" Il y a du vécu ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, mais comme tout le monde : j'ai bouffé avec un copain, un type qui est professeur de philosophie, qui est très sérieux, qui est en costume cravate, tout ça et puis il me dit : "il m'arrive quelque chose de terrible" voilà. Et puis il est amoureux et il n'y peut rien ! Je trouve ça super ! Tout à coup, il a douze ans et demi et j'adore ça, le fait que ça soit un aspect absolument pas raisonnable. Mais il n'est pas raisonnable aussi dans l'autre sens. De temps en temps, il s'en va, tu ne sais pas pourquoi, et puis tout à coup, il se pose sur quelqu'un d'autre, c'est comme une espèce de petit être satanique qui s'amuse et qui passe de l'un à l'autre.

Paroles et musiques
RTL, le 15 décembre 2001


Laurent Boyer : Deuxième titre, "Et l'on n'y peut rien" . C'est l'amour telle une fatalité ? C'est-à-dire on ny peut rien ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, mais, "fatalité", il y a un côté triste. Alors que là, c'est plutôt humoristique. C'est juste la constatation que pour ce qui est des rapports amoureux, l'amour s'amuse de nous. Il fait des liaisons tout à fait iconoclastes, des choses imprévues, et puis, on n'y peut rien !

Laurent Boyer : Et l'association "thème de la chanson" et "musique" justement sur cette gigue, c'est justement, ça court, ça gambade ?

Jean-Jacques Goldman : Les gigues en général c'est des choses très répétitives !

Laurent Boyer : Tu as envie de danser en même temps.

Jean-Jacques Goldman : Un petit peu dans la tête !

Laurent Boyer : C'est une "Chanson pour les pieds" !

Jean-Jacques Goldman : Voilà !

Fréquenstar
M6, le 16 décembre 2001


Brigitte Mari : C'est extrêmement rare d'avoir une chanson d'amour de Jean-Jacques Goldman, eh bien dans cet album il y en a une !

Jean-Jacques Goldman : Ça, c'est directement lié à mon âge, c'est-à- dire à la distance que j'ai par rapport à tous mes copains et toute leur vie amoureuse depuis qu'on a 15 ans. On se rend compte que c'est n'importe quoi. C'est n'importe quoi dans le sens de la surprise, c'est-à-dire que l'histoire d'amour la plus solide tout à coup se désintègre pour une raison impossible, pour un autre ou une autre impossible. Au contraire, des situations complètement rocambolesques qui ne devaient pas durer font des vies. J'ai des couples qui sont condamnés depuis le premier jour et qui sont encore là, et sont là pour de vrai, qui font de vraies histoires. Pour des choses comme ça qui se passent, on se dit qu'il y a un Cupidon qui se promène et qui se fout de notre gueule, qui s'amuse... Et on voit un prêtre tout à coup se défroquer, on voit un Don Juan mourir d'amour, c'est assez hallucinant ce spectacle !

Il est passé par ici
Option Musique, du 17 au 21 décembre 2001


Alain Pilot : Parmi ses dessins, il y a cette pièce dans laquelle on trouve un papier par terre, je pense que cest un papier qui est par terre, sur lequel sont inscrits apparemment quelques titres de chansons dont "Quand il est là" qui est rayé. Est-ce que cest vraiment un titre qui na pas été retenu, qui na pas eu sa place sur lalbum ?

Jean-Jacques Goldman : Non, cest un titre qui a changé. Ça sappelait "Quand il est là". Une fois que le texte a été terminé, cest devenu "Et lon ny peut rien". Cest un peu le même thème : quand lamour se balade, cette espèce dange ou de démon, Cupidon qui se promène entre nous et qui joue. Au début, cétait quand il est là, quest-ce qui se passe et finalement cest "On ny peut rien".

La bande passante
Radio France Internationale, 14 mars 2002


François-Xavier Menou : T'attendais-tu à ce que les gens dansent dans la salle ?

Jean-Jacques Goldman : C'est ce que l'on a initié au début : au milieu de "Et l'on n'y peut rien", les danseurs descendaient dans la salle et commençaient des farandoles. Mais ça a marché uniquement sur les périphéries, parce que l'on s'est rendu compte que les gens qui étaient près et autour de la scène ne voulaient pas quitter leur place. On a fait comme ça sur une quinzaine de concerts, puis on s'est dit que les gens qui voulaient danser pouvaient le faire tout seuls, ce qui est effectivement le cas. Par contre on a rajouté une chorégraphie sur scène.

Jean-Jacques Goldman : Le faiseur de chanson
Côte Basque Magazine, le 10 juillet 2002


Philippe Robin : On a vu pendant le concert qu'il y a des chansons par rapport auxquelles les gens réagissent vraiment beaucoup, ce sont les chansons celtiques, qui ont une petite note celtique : "Je voudrais vous revoir", "Tournent les violons". Ce doit être celles là... Ou d'autres ?

Jean-Jacques Goldman : "Et l'on n'y peut rien".

Philippe Robin : "Et l'on n'y peut rien". Voilà. Et là, il y a une réaction très très forte du public. Pourquoi ? C'est le côté musique folklorique qu'on a tous en nous ?

Jean-Jacques Goldman : Dans le cas de "On n'y peut rien", c'est simplement parce qu'elle est faite pour ça. C'est une gigue. C'est fait pour avoir envie de danser, pour donner cette envie. C'est comme si on commençait avec un rock. Tout de suite, c'est efficace, parce que c'est une musique qui est faite pour ça. Dans le cas de "Je voudrais vous revoir", je ne pense pas que ce soit le côté celtique d'ailleurs, qui n'est pas évident au début ; c'est juste à la fin avec les cornemuses. Je crois plutôt qu'ils sont attachés au texte.

Au fil des mots
Léman Bleu (Suisse), 10 octobre 2002


Pierre Chatard : Dans la chanson "On n'y peut rien", quand tu écris "Et on résiste , on bâtit des murs, des bonheurs, photos bien rangées", cela veut dire quon ne peut rien face à lamour ?

Jean-Jacques Goldman : Cest juste quà un moment on se dit "Bon allez, là, il faut que je sois sérieux Ha ! Quand même ! Je ne vais pas tout quitter, jai des enfants, une maison" et tout à coup, voilà, le truc arrive Ou alors dans lautre sens, tout à coup lamour sen va, on ne sait pas trop pourquoi, et on ny peut rien.

Pierre Chatard : Les conventions, les manières en amour, ça ténerve ?

Jean-Jacques Goldman : Je trouve ça dommage ! Si on peut mettre des conventions partout, pas en Amour ! Je trouve que cest super dommage de vivre des choses conventionnelles, forcées et raisonnables dans les relations amoureuses, ça veut dire quon ne les vit pas, en fait.

Pierre Chatard : Statistiquement, deux tiers des mariages se terminent par un divorce dans les grandes villes. Pourquoi tant de désillusions ?

Jean-Jacques Goldman : Cest surtout parce que maintenant, on parle damour ! Cest clair que du temps de nos grands-parents, lidée damour dans le mariage nexistait pas, cest-à-dire quon voyait des petites annonces dans un journal qui sappelait "Le chasseur Français" où la femme mettait "cherche homme ne buvant pas" ! Là, la création de la famille était utilitaire, il y a avait un homme qui avait besoin dune femme chez lui, pour faire la cuisine et des enfants, il y avait une femme qui avait besoin dun homme qui travaille, lamour était tout à fait subsidiaire. Il y avait les petites danseuses, il y avait des femmes pour ça. Maintenant, on est devenu beaucoup plus exigeant et par contre on ne vit que des histoires damour, même si cest le prix des divorces. Et dailleurs, ça ne dure pas beaucoup moins longtemps, parce quavant, les gens mouraient jeunes, vers 40 ans. Ils faisaient 20 ans de couples. Maintenant, on fait souvent 7, 10 ou 15 ans et cest déjà pas mal, quoi Mais on peut le faire plusieurs fois [rires].

Pierre Chatard : Selon toi, la fidélité doit être le ciment du couple ?

Jean-Jacques Goldman : Chacun son truc. Je pense que ça peut lêtre. Ça dépend vraiment des contrats passés. Moi, je pense que quand on se marie à 20 ans, quon a une espérance de vie de 84, 85 ans, et bien je trouve ça un peu dommage, quoi ! [rires]. Mais, bon, on peut vraiment séclater dans le cadre du couple. Tant mieux pour ceux qui y arrivent !

Interview de Jean-Jacques Goldman
MusiConnexion, mai 2002


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D'abord, pour ceux qui n'ont pas compris, le "Il" qui revient toujours dans la chanson, et bien c'est "l'amour". Mais c'est tourné d'une telle façon que l'on peut ne pas le comprendre.
01. Comme un fil entre l'autre et l'un
02. Invisible, il pose ses liens
03. Dans les méandres des inconscients
04. Il se promène impunément
(Et l'on n'y peut rien)
01 : Puisque le thème est l'amour, on peut imaginer que le fil en question relie les coeurs de 2 amoureux transis.
02 : Il est forcément invisible, heureusement, sans quoi ça poserait quelques détails techniques !  :-) Au fur et à mesure que l'amour grandit, le fil se resserre, pose ses liens pour être bien attaché, pour qu'il ne se défasse pas. Ainsi, bien "harnaché", l'amour ne pourra pas quitter les coeurs de ses heureuses victimes.
03 : Ce lien très fort est invisible parce qu'il n'existe pas matériellement, mais existe pourtant bel et bien dans l'esprit de ce couple. Inconsciemment, l'amour est présent partout, à chaque instant. Tout événement rappelle l'être aimé.
04 : L'amour est une sage maladie. Cette phrase me fait penser à "La maladie d'amour" de Michel Sardou : "Elle court, elle court, la maladie d'amour, dans le coeur des enfants"... C'est exactement la même chose ici. L'amour, telle une araignée, tisse sa toile dans le coeur et l'esprit de ses hôtes, et cela en toute impunité.
05. Et tout un peu tremble
06. Et le reste s'éteint
07. Juste dans nos ventres
08. Un noeud, une faim
(Et l'on n'y peut rien)
05 : Nous avons tous ressenti cela un jour ou l'autre. Cette sensation qui fait que l'on se sent tout retourné. L'amour nous fait vibrer, nous fait trembler de joie, de peur, et le corps entier résonne de cet amour.
06 : Et le plus évident, plus rien ne compte à part l'être aimé. On est dans la situation du coup de foudre.
07-08 : La seule chose que l'on ressent encore, à part cette plénitude du coeur qui nous envahit, c'est notre ventre qui se tord dans tous les sens. Pourquoi ? Parce que l'on est tombé sous le charme d'une personne, et que l'on a subitement faim d'amour, faim de lui parler, de la regarder, de la toucher... Et cette faim insatiable ne pourra se guérir que si on se décide à faire le premier pas.
09. Il fait roi l'esclave
10. Et peut damner les saints
11. L'honnête ou le sage
12. Et l'on n'y peut rien
(Et l'on n'y peut rien)
09 : C'est un peu la même chose que "l'amour donne des ailes". Lorsque l'on est amoureux, on se sent plus fort, plus important, on peut aller décrocher la lune. Et peu importe sa situation professionnelle, ça ne compte pas. Même si celle que l'on aime est riche par exemple et que l'on est pauvre, c'est secondaire, car on se sent riche d'aimer.
10 : Par amour, certains se damneraient, quitte à aller en enfer pour retrouver leur amour qui n'aurait pas pu les rejoindre au paradis.
11 : D'une manière générale, tout être normalement constitué, même s'il est honnête ou sage, se laisse envoûter par la voix de l'amour, se laisse emporter par les vagues. Et lorsque l'on est dans cet état second, impuissant, on ferait tout pour garder et assouvir cet amour, quitte à donner son âme au diable.
12 : Le bilan de cet état de fait, c'est que l'on ne peut rien faire à cela. L'amour va et vient, et choisit ses cibles qui deviendront amoureuses et impuissantes face à la force de cet amour.
13. Et l'on résiste on bâtit des murs
14. Des bonheurs, photos bien rangées
15. Terroriste, il fend les armures
16. Un instant tout est balayé
(Et l'on n'y peut rien)
13 : Fort de cet amour, on va construire sa vie, pierre après pierre, pour la structurer autour de l'être aimé et de soi.
14 : On construit donc sa maison, sa vie, ses souvenirs, ses moments de bonheur, en se laissant guider par son coeur. Et le temps passe doucement...
15 : Mais la dure réalité revient, si l'amour décline et ne dure plus, si ce lien entre les 2 coeurs se brise, alors on est désarmé. Même si on a bâti quelque chose de solide, l'amour a cela de cruel : il brise tout sans complexe et facilement, quand il ne peut plus exister.
16 : Et le pire, c'est que cette destruction est rapide. Ça me fait penser à "Un goût sur tes lèvres" : "Combien d'années pour élever un enfant ? Mais pour l'égorger c'est juste un instant"...
17. Tu rampes et tu guettes
18. Et tu mendies des mots
19. Tu lis ses poètes
20. Aimes ses tableaux
(Et l'on n'y peut rien)
17 : Là, on change de point de vue puisqu'à présent on se met à la place non plus de l'amour, mais à la place d'un homme tombé amoureux d'une femme. On sait que c'est un homme à la ligne 21 : "Et tu cherches à la croiser". Il s'agit ici de ce que l'on fait par amour pour que celui-ci vienne en retour. Car ce n'est pas tout d'être amoureux, il faut que ce soit réciproque. Alors on guette, on espionne celle que l'on aime afin de voir ce qu'elle fait, etc...
18 : Quand on a un peu plus d'assurance, on tente une approche et on l'aborde, dans l'espoir d'entendre le son de sa voix et d'entendre quelques mots.
19 : On s'intéresse à ce qu'elle fait, et plus particulièrement on essaie de savoir quel genre de personne elle aime, pour savoir si on peut ou non, légitimement tenter sa chance.
20 : On s'efforce de trouver des points communs avec elle pour lui montrer que l'on était fait pour se rencontrer...
21. Et tu cherches à la croiser
22. T'as quinze ans soudain
23. Tout change de base
24. Et l'on n'y peut rien
(Et l'on n'y peut rien)
21 : Comme évoqué précédemment, on l'espionne, on se met sur son chemin pour la croiser innocemment, ...
22 : En fait, lorsque l'on est amoureux, on redevient un enfant. On revit les premiers flirts, les situations abracadabrantes dans lesquelles on se mettait par amour.
23 : On perd le sens des réalités, on brave des interdits pour exprimer l'amour que l'on ressent au plus profond de son être.
24 : Encore le constat de notre impuissance face à la situation. Quand nos pensées sont dictées par le coeur, on ne peut pas lutter.
25. Il s'invite quand on ne l'attend pas
26. Quand on y croit, il s'enfuit déjà
27. Frère qui un jour y goûta
28. Jamais plus tu ne guériras
(Et l'on n'y peut rien)
25 : C'est souvent le cas (en tout cas, cela le fut pour moi) ! Quand on cherche son âme soeur, on se retrouve souvent le bec dans l'eau. Par contre, lorsque l'on est désespéré et que l'on commence à ne plus y croire, alors le miracle arrive et c'est le coup de foudre. En résumé, je dirais : "L'amour ne se cherche pas, c'est lui qui nous trouve !".
26 : Là est la difficulté de la chose. Tomber amoureux est une étape, mais si les 2 parties n'y mettent pas la même conviction, si une seule personne y croit, l'amour ne peut pas durer.
27 : Le "Frère" est un peu surprenant, mais d'un autre côté, nous sommes tous des enfants d'Adam et Eve, ou de Dieu. Et tous, un jour ou l'autre, nous croisons l'amour.
28 : Même remarque que la ligne 4 à propos de "La maladie d'amour" de Michel Sardou. L'amour est une douce maladie pour laquelle il existe une trithérapie : un mélange de fidélité, de confiance et de partage entre les amants.
29. Il nous laisse vide
30. Et plus mort que vivant
31. C'est lui qui décide
32. On ne fait que semblant
33. Lui, choisit ses tours
34. Et ses va et ses vient
35. Ainsi fait l'amour
36. Et l'on n'y peut rien
(Et l'on n'y peut rien)
29 : Au moment où on est vraiment amoureux, où on a un flash, on ne pense plus à rien, notre esprit est complètement vidé.
30 : Et c'est vrai que, dans cet état, on se dit comme Francis Cabrel : "Je l'aime à mourir". On a des pensées très dures, parce que l'on anticipe la détresse que l'on ressentirait si celle pour qui on est tombé amoureux ne nous aime pas ou nous quitte. On se dit qu'on ne peut pas vivre sans elle, que la vie n'a pas de sens... Sans amour, on se sentirait donc mort, sans âme et sans vie.
31 : Encore une fois, c'est l'amour qui nous dicte notre manière d'agir.
32 : Nous, pauvres hommes, nous nous efforçons de paraître romantique de temps à autre, mais c'est toujours dicté par notre coeur.
33 : L'amour est très lié au destin. Quoi que l'on fasse, quelle que soit la route que l'on prend, l'amour saura toujours nous trouver au moment opportun.
34 : Et puis, l'amour ne dure pas toujours. Il peut partir pendant un temps pour diverses raisons, et revenir au détour d'une rue, sans qu'on ne s'y attende.
35 : On apprend enfin qui est le "Il" de la chanson, mais il est vrai que c'est ambigu. Il faut comprendre "L'amour fait ainsi", et non "Ainsi (il) fait l'amour", comme on pourrait légitimement le penser.
36 : Et oui, l'amour est notre maître... Comme le dirait JJG : "Est-ce un mal, un bien ? C'est ainsi...".

Skippy (Cyrille D.)
En passant, 20 décembre 2001



Je fais une interprétation totalement antithétique du quatrième couplet. Cyrille parle de l'amour déçu, détruit...
13. Et l'on résiste on bâtit des murs
14. Des bonheurs, photos bien rangées
15. Terroriste, il fend les armures,
16. Un instant tout est balayé
(Et l'on n'y peut rien)
... mais je vois au contraire l'amour revenir à la charge, sous une autre forme. On résiste après une déception, on bâtit des murs pour se protéger des nouvelles douleurs qui suivraient une autre histoire... Mais l'amour fend les armures, les carapaces raisonnables pour balayer notre petite ambition de "moi, plus jamais". Et j'ai l'impression que JJG le comprend aussi un peu plus comme ça ces temps-ci... Question d'époque ;o]

Florian Cossa
En passant, 22 décembre 2001



13. Et l'on résiste on bâtit des murs
14. Des bonheurs, photos bien rangées
15. Terroriste, il fend les armures
16. Un instant tout est balayé
(Et l'on n'y peut rien)
Je vois ce couplet autrement. Etant plus dans l'optique "Il s'invite quand on l'attend pas" (JJG a dit dans Télémoustique que la chanson lui avait été inspirée après la rupture d'un couple d'amis qui semblait filer l'amour parfait et dont un est soudain tombé amoureux de quelquun d'autre) je vois dans les "photos bien rangées" les illusions d'un couple style "C'est pas d'l'amour". C'est à dire qu'on cherche à se réfugier loin des sentiments extrêmes que peut provoquer l'amour (tu as cité "Je l'aime à mourir") dans une illusion de cet amour. Ce même sentiment est exprimé dans "Chanson d'amour (...!)": "Enfants, parents, photos, sourires charmants. Nés pour venger tous leurs échecs donnant donnant. Amours vautours ou vitrines j'en ai vus, mais des amours tout court, ça court pas les rues." Malgré cette protection contre l'amour, dans un simulacre de bonheur et de stabilité, on ne peut rien faire contre soi-même, contre l'amour. A quelques semaines du 11 septembre l'image du "terroriste" était particulièrement parlante : l'amour déjoue nos piètres défenses et s'introduit par la faille la plus absurde, celle à laquelle on n'avait pas pensé, l'armure se fendille, tout est balayé.

Matthieu Reynaert
En passant, 22 décembre 2001



Il est vrai que le passage ci-dessous de "Et l'on n'y peut rien" peut être
compris différemment :
13. Et l'on résiste on bâtit des murs
14. Des bonheurs, photos bien rangées
15. Terroriste, il fend les armures
16. Un instant tout est balayé
(Et l'on n'y peut rien)
Ma première interprétation était la suivante :
Skippy (Cyrille D.) a crit :

13 : Fort de cet amour, on va construire sa vie, pierre après pierre, pour la structurer autour de l'être aimé et de soi.
14 : On construit donc sa maison, sa vie, ses souvenirs, ses moments de bonheur, en se laissant guider par son coeur. Et le temps passe doucement...
15 : Mais la dure réalité revient, et si l'amour décline et ne dure plus, si le lien entre les 2 coeurs se brise, alors on est désarmé. Même si on a bâti quelque chose de solide, l'amour a cela de cruel : il brise tout sans complexe et facilement, quand il ne peut plus exister.
16 : Et le pire, c'est que cette destruction est rapide. Ça me fait penser à " Un goût sur tes lèvres " : "Combien d'années pour élever un enfant ? Mais pour l'égorger c'est juste un instant"...
Maintenant, je me rangerais plutôt de votre côté :
13 : Lorsque l'on a été malheureux en amour, on se réfugie en se disant que plus jamais on ne retombera amoureux, parce que l'amour ça fait mal quand ça ne dure pas. Alors on se construit une forteresse, on évite les rencontres.
14 : Tous les souvenirs des amours passés, les photos sont rangées, cachées pour ne plus y penser.
15 : Mais cela ne sert à rien, car l'amour trouve toujours un chemin pour accéder au coeur de celui qui doit aimer.
16 : Et en un instant, toutes nos précautions pour ne pas retomber amoureux s'envolent, et c'est reparti !

Je pense que ma première interprétation se tient quand même, mais vu le reste de la chanson, il est vrai que JJG parle surtout du fait de tomber amoureux, plus que des différentes formes d'amour. Dans ce cas, ma deuxième interprétation, qui est celle d'autres personnes de la liste, me paraît plus viable.

Merci de m'avoir lu et de m'avoir montré mon erreur.

Skippy (Cyrille D.)
En passant, 24 décembre 2001



Pour moi, cette chanson nest plus sur le thème du hasard des rencontres et des sentiments qui en ressortent ; du fait quon ne peut pas maîtriser l'amour. "Cest comme ça et l'on n'y peut rien" ! Si mon frère se marie avec mon ex qui m'a fait les pires crasses, si vous tombez amoureuse d'un prêtre, si son père épouse une fille plus jeune qu'elle, si elle n'arrive pas à trouver la personne qui lui convient, si vous apprenez qu'ils se séparent alors que vous les trouviez si bien ensemble, c'est une chose contre laquelle on ne peut rien ! On ne maîtrise pas ces sentiments-là comme on résout une équation en maths, on n'a pas de loi physique à appliquer. Alors montrer des gens qui se connaissent depuis longtemps, j'ai du mal à trouver comment ça peut coller avec le thème de la chanson...

Dans "Et l'on n'y peut rien", je trouve qu'il y a l'idée du regret : on aurait voulu que ce soit autrement, et malheureusement on n'y peut rien mais c'est comme ça. Avec des gens qui se connaissent depuis longtemps, je ne vois rien d'évident.

A moins de chercher des trucs très tordus : on se connaît depuis 15 ans, on a fait nos vies chacun de notre côté, et finalement on s'aperçoit qu'on aurait été mieux ensemble... (Et là on incruste : "C'était mieux avant ! - C'est pas vrai !").

Flavien L.
En passant, 1er janvier 2003



MusiConnexion, mai 2002 a crit :

Pierre Chatard : Selon toi, la fidélité doit être le ciment du couple ?

Jean-Jacques Goldman : Chacun son truc. Je pense que ça peut l'être. Ça dépend vraiment des contrats passés. Moi, je pense que quand on se marie à 20 ans, qu'on a une espérance de vie de 84, 85 ans, et bien je trouve ça un peu dommage, quoi !
[rires] . Mais, bon, on peut vraiment s'éclater dans le cadre du couple. Tant mieux pour ceux qui y arrivent !
Jean-Jacques Goldman est tout simplement sincère, juste et lucide. Il ne fait pas là l'apologie de l'adultère, mais bien au contraire, de l'amour, le vrai ! Mais tout était dit déjà dans ses chansons... (ex. "Appartenir")

Monik Doumnitzky
En passant, 23 janvier 2004



Ne serait-ce pas plutôt sa propre histoire, sa rencontre avec sa nouvelle femme, les barrières qu'il a pu ériger pour ne pas tout plaquer ?

C'est pourtant ce qu'il a fait, mais n'est-il pas aussi dans le juste en disant que chacun fait comme il en a envie, mais n'est ce pas long 40, 50 et même 60 ans avec la même personne???

En ce qui me concerne, je prône la fidélité, j'aimerais être toute ma vie la femme d'un seul homme, et j'aimerais qu'il soit seulement mon homme à moi. Mais... mais... mais.

Retour en arrière. Que pensez vous après avoir lu cet entretien du rapprochement que l'on pourrait faire entre "Et l'on y peut rien " et "Appartenir" :
Mon doudou, mon chéri
Mon amour
Mon amant, mon mari
Mon toujours
Des mots si doux
Mais qui m'effraient parfois
Je ne t'appartiens pas
Des mots si chauds
Mais à la fois si froids
Je n'appartiens qu'à moi
(Appartenir)
JJG n'aurait-il pas fait déjà allusion à son "désir" de justement ne pas appartenir ??? Parce que, sincèrement, ne pas appartenir à quelqu'un c'est en quelque sorte un peu de liberté, liberté libertine. Je pense qu'il y avait déjà fait allusion dans cette chanson là, mais ce n'est que mon opinion.

Stéphanie Saint-Martin
En passant, 23 janvier 2004



Je suis rarement tombé aussi d'accord avec Jean-Jacques...

La fidélité n'est pas gage d'amour à tous les coups, parfois le divorce est juste une preuve d'honnêteté... parce qu'on ne veut pas que l'autre qu'on a sûrement aimé ne gâche sa vie en désillusions. De plus "qui mérite ici l'exclusivité de toute une vie" ("J'l'aime aussi"). Il y a quelque chose de nouveau en effet, comme dit JJG, cest que l'amour est devenu indispensable pour une survie du couple, tandis qu'avant tout cela était tabou. Si la personne quittée aime encore celui ou celle qui la quitte, c'est-à-dire si elle est, elle aussi, honnête dans ses sentiments, elle doit pouvoir comprendre que l'autre ne trouve plus dans leur relation de quoi satisfaire ses envies... loin de là l'apologie de l'adultère, mais je pense que si la personne quittée refuse de laisser partir son partenaire, elle fait bien plus preuve de possessivité égoïste que d'amour, par essence fondé sur le partage et la compréhension. J'espère avoir donné mon avis sans m'être embrouillé cest pas évident !

Geoffrey Marsan
En passant, 23 janvier 2004



Non, moi je ne pense pas qu'il change véritablement d'avis, mais juste qu'il écrit des chansons sur des thèmes différents. Si, un jour, il observe une attitude, une histoire, un sentiment qui l'intéresse, JJG va en faire une chanson en développant le thème...
"Appartenir" : appartenons-nous littéralement à la personne que l'on aime ?
"J'l'aime aussi" : peut-on aimer plusieurs personnes à la fois.
"Et l'on y peut rien" : l'amour est indomptable.

Bien sûr, on peut toujours prendre une phrase par chanson et penser que JJG se contredit, mais n'est-il pas rare d'avoir sur un même album une chanson qui parle d'une rupture et une autre où l'artiste déclare sa flamme ? (cf. "Marcher dans le sable" de Gérald de Palmas)

Personnellement je pense que l'amour, non seulement on n'y peut rien, mais en plus on ne sait jamais ce qui peut nous arriver...

Emeline Bruley
En passant, 26 janvier 2004



Stéphanie Saint-Martin a crit :

Ne serait-ce pas plutôt sa propre histoire, sa rencontre avec sa nouvelle femme, les barrières qu'il a pu ériger pour ne pas tout plaquer ?
C'est effectivement ainsi que j'ai ressenti certains vers de "Et l'on n'y peut rien" que Stéphanie cite, je les sens plonger dans le passé sentimental récent de JJG, même sil en a, comme d'habitude, tiré une généralisation qui fait que chacun d'entre nous peut s'y reconnaître intimement.

Je crois effectivement sentir une allusion à ces moments où il a senti que cette rencontre devenait de plus en plus étrange avec cette jeune fan nommée Nathalie et prenait une place "anormale", de plus en plus "politiquement incorrecte" dans sa vie... Et il est probable qu'il a d'abord essayé de s'en défendre, de rester dans le chemin de la fidélité, du couple tranquille dont il défendait l'image depuis tant d'années malgré les déchaînements féminins autour de lui...
Mais encore une fois ce n'est qu'une impression personnelle, et en fait j'ignore même si ce lien avec Nathalie a commencé avant ou après la dégradation des liens avec son ex-femme, et qui de JJG ou de sa première femme s'est éloigné de l'autre le premier !
Ceci n'a d'ailleurs aucune importance, l'important c'est que "Et l'on n'y peut rien" est une des chansons de JJG qui me touche le plus ; à mon avis l'une des mieux écrites des dernières années, et que comme beaucoup sans doute j'y trouve un renvoi débridé, à la fois jouissif et cruel à mon passé sentimental récent...
Stéphanie Saint-Martin a crit :

C'est pourtant ce qu'il a fait, mais n'est-il pas aussi dans le juste en disant que chacun fait comme il en a envie, mais n'est ce pas long 40, 50 et même 60 ans avec la même personne???
Je crois effectivement que JJG illustre ici parfaitement le meilleur et le pire de la place de l'amour dans la société moderne : les modèles et les principes volant en éclat, chacun est placé sans excuse aucune devant ses propres responsabilités.

Ce qui fait que tout est possible et que de merveilleuses et incroyables histoires d'amour peuvent se produire au grand jour, mais aussi qu'aucun couple ne peut plus de manière certaine se visualiser dans le futur lointain, la liberté individuelle de chacun faisant peser sur chaque union même la plus sincère une lourde hypothèque...
Stéphanie Saint-Martin a crit :

En ce qui me concerne, je prône la fidélité, j'aimerais être toute ma vie la femme d'un seul homme, et j'aimerais qu'il soit seulement mon homme à moi. Mais... mais... mais.
Oui, mais mais mais !!  :))
Stéphanie Saint-Martin a crit :

Retour en arrière : que pensez vous après avoir lu cet entretien du rapprochement que l'on pourrait faire entre "Et l'on y peut rien " et " Appartenir " ?

JJG n'aurait-il pas fait déjà allusion à son "désir" de justement ne pas appartenir ??? Parce que sincèrement, ne pas appartenir à quelqu'un c'est en quelque sorte un peu de liberté, liberté libertine. Je pense qu'il y avait déjà fait allusion dans cette chanson là, mais ce n'est que mon opinion.
Pour moi, "Appartenir" (magnifique texte) est emblématique de la vision de l'amour que JJG a exprimée dans ses chansons jusqu'à "En passant"... Une oscillation entre la croyance forte (ou au moins l'espoir fort) dans le principe du couple comme lien sacré d'un côté ("Là-bas"), et de l'autre côté une immense "peur de l'engagement", de cet enfermement, de cette "petite mort" inévitable ("mourir au monde, à ses poèmes")...

Cette panique devant la "condamnation à mort" de l'engagement, il l'a d'ailleurs souvent travestie sous une critique froidement intellectuelle et faussement détachée de l'amour (souvenez-vous de "Chanson d'amour?? ", et du "strata... j'aime" de "Sache que je"), comme s'il avait peur d'exprimer des sentiments bruts, mais pour moi c'est bien cette peur sauvage et indomptable de l'engagement qui est derrière.
A l'époque, je me suis souvent demandé ce que sa femme de l'époque pouvait ressentir en lisant ou écoutant une chanson comme "Chanson d'amour" ou "Appartenir"... Peut-être les évènements ont-ils apporté leur réponse...   :))
Et je constate qu'avec "Chansons pour les pieds", enfin JJG ose parler de l'amour et parler d'amour autrement qu'en intellectuel un peu froid... Enfin on le sent vivre sur ce point, avec "Et l'on n'y peut rien", "La vie c'est mieux", "Les petits chapeaux"...

Mathieu Claval
En passant, 18 février 2004



 

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