En passant
Auteur : Jean-Jacques Goldman
Compositeur : Jean-Jacques Goldman
Editée par : Editions J.R.G.
Version originale
Année : 1997
Interprétée par : Jean-Jacques Goldman
Distribuée par : Columbia / Sony Music
| Année |
Interprète |
Support |
Référence |
Pochette |
| 1997 |
Jean-Jacques Goldman |
K7 En passant |
K7 COL 488791-4 |
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| 1997 |
Jean-Jacques Goldman |
CD En passant |
CD COL 488791-2 |
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| 1998 |
Jean-Jacques Goldman |
CD En passant (Canada) |
CK91184 |
non disponible. |
| 2000 |
Jean-Jacques Goldman |
8 CD Intégrale 1990-2000 CD5 |
COL 498 836-2 |
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| 2003 |
Jean-Jacques Goldman |
K7 Un tour ensemble |
COL 510 500-4 |
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| 2003 |
Jean-Jacques Goldman |
CD Un tour ensemble |
COL 510 500-2 |
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| Année |
Interprète |
Support |
Référence |
Pochette |
| 2000 |
Michel Leclerc (piano) |
CD Recueil Spécial Piano n° 7 |
CD Hit Diffusion HD/CD 26 |
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| 2000 |
les Fous Chantants |
1 000 choristes rendent hommage à Jean-Jacques Goldman |
05082000 |
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Je connais une reprise qui ne figure pas ici !
Aucune adaptation connue.
Je connais une adaptation qui ne figure pas ici !
Toutes les ébènes ont rendez-vous
Lambeaux de nuit quand nos ombres s'éteignent
Des routes m'emmènent, je ne sais où
J'avais les yeus perçants avant, je voyais tout
Doucement reviennent à pas de loup
Reines endormies, nos déroutes anciennes
Coulent les fontaines jusqu'où s'échouent
Les promesses éteintes et tous nos voeux dissouts
C'était des ailes et des rêves en partage
C'était des hivers et jamais le froid
C'était des grands ciels épuisés d'orages
C'était des paix que l'on ne signait pas
Des routes m'emmènent, je ne sais où
J'ai vu des oiseaux, des printemps, des cailloux
En passant
Toutes nos défaites ont faim de nous
Serments résignés sous les maquillages
Lendemains de fête, plus assez saoûls
Pour avancer, lâcher les regrets trop lourds
Déjà ces lents, ces tranquilles naufrages
Déjà ces cages qu'on n'attendait pas
Déjà ces discrets manques de courage
Tout ce qu'on ne sera jamais, déjà
J'ai vu des bateaux, des fleurs, des rois
Des matins si beaux, j'en ai cueilli parfois
En passant
bientôt...
J'écoutais tranquillement du JJ ce soir et sur "Veiller tard", je me suis dit que cette chanson avait une suite avec "En passant". Le constat est finalement assez identique, les craintes sont les mêmes. Mais "Veiller tard" a été écrite en 1979 ! "En passant" est un constat à plus long terme, aussi plus personnel alors que "Veiller tard" et reflète plus l'esprit d'un moment.
Et pourtant, je trouve que ces chansons sont jumelles.
Qu'en pensez-vous?
Jean-Christophe Counio
Là-Bas, 24 septembre 1997
C'est effectivement le thème du regret et de l'inexorable écoulement de la vie, celui d'un constat d'humanité aux ressources limitées, celui d'illusions sur illusions qui sont inévitablement démasquées souvent à nos plus grands regrets.
Là où "En passant" est plus profonde, à mon avis, c'est que les constats y sont plus lourds : ils concernent une vie et non pas des gestes ou des moments bien découpés. Si les regrets de "Veiller tard" sont irrécupérables, ils peuvent toujours se trouver exutoires dans des moments futurs, éclairés alors par l'expérience. "En passant", comme la vie elle-même, est un passage pathétiquement unique et marque plus définitivement les choix de vies qui en ont éliminé d'autres. "Veiller tard" cible une nuit, une aube.
Cela dit, qu'un thème semblable soit exploré sous divers angles n'est pas nouveau, pas même de Goldman, et plutôt intéressant dans les nuances apportées.
Nathalie Massé-Prieur
Là-Bas, 24 septembre 1997
Pour ma part, je trouve "En passant" très noire. C'est la première fois qu'il évoque clairement la mort : "toutes les ébènes ont rendez-vous".
Denis Monnerat
Là-Bas, 2 octobre 1997
Est-ce vraiment la mort dont il parle ? Je me pose la question. En effet, on peut voir cette phrase comme le moment où reviennent les doutes et zones d'ombre de la vie, ce qui rapproche de "Veiller tard", justement. C’est à mettre en parallèle avec le vers "Doucement reviennent à pas de loup, reines endormies, nos déroutes anciennes". Dans ce cas-là, la chanson ne prend plus la forme d'une réflexion objective sur la vie, mais un moment de tristesse particulier qui fait ressortir toutes les peines enfouies et fait dire à l'auteur qu'il n'a été qu'un "passant". Ainsi, il n'a pas eu d'influence sur sa vie et les choses auxquelles il s'est raccroché sont dérisoires : "J'ai vu des oiseaux, des printemps, des cailloux".
Lui qui a cru tenir les choses, voit tout à coup tout partir et se sent encore plus misérable : "Déjà ces lents, ces tranquilles naufrages".
Finalement, ce constat peut être fait à n'importe quel moment de la vie et donc ne pas être lié à la vieillesse.
Voilà, ce peut être une autre interprétation de "En passant" qui la rapprocherait plus de "Veiller tard".
Jean-Christophe Counio
Là-Bas, 2 octobre 1997
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jour le dimanche 09 décembre 2007 - Signaler une erreur